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 That's no reason. [Cleophee/Orion]

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MessageSujet: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 0:45

    Il avait "rendez-vous", si l'on pouvait dire cela ainsi, avec Cleophee, sa tout nouvelle amie. Elle n'était à l'internat que depuis deux petites semaines, se faisant déjà remarquer. Ils s'étaient rencontrés au détour d'une partie de Dames plus qu'ennuyante, une nuit où les couloirs semblaient déserts. Elle venait d'arriver, et lui passait le temps entre les lignes de Rabelais. Ils avaient fait connaissance, et s'étaient très vite découverts certains points communs. Elle était très jeune, contrairement à lui. Il était évident, rien qu'en la regardant, que son expérience de vampire était très maigre. Orion se sentait presque obligé de lui inculquer certaines valeurs que les sang-froids ne peuvent se permettre de négliger, car il y a des choses qui ne sont pas à délaisser, pour la survie et la sécurité de l'espèce. D'après certaines anecdotes, sa nouvelle compagne se montrait souvent trop imprudente, mettant à certains moments le secret de leur existence en jeu. Il l'appréciait beaucoup. Elle respirait la jeunesse, la fraîcheur, l'impétuosité, l'intelligence et même la sauvagerie. Elle était très surprenante, et ne cessait jamais d'éveiller la curiosité de l'impassible vampire. Lui qui d'ordinaire ne s'intéressait que peu aux autres, s'était lui-même épaté en parvenant à s'affecter d'une quelconque manière à une inconnue. Ils s'étaient revus plusieurs fois les jours suivants son arrivée, variant les lieux : ils s'étaient baladés en forêt, avaient dépensés quelques billets en chaussures qu'ils ne porteraient sans doute jamais, avaient bu des bières et des tequilas, et avaient volé tels des adolescents quelques paquets de cigarettes dépassant de la devanture d'un vendeur. Ils s'étaient découverts en un temps record, s'avouant l'un à l'autre des choses que personne d'autre ne savait. Il avait appris ses précédentes dépendances à la drogue -elle l'avait du moins insinué-, et il lui avait parlé d'Alexandra, chose qu'il ne faisait jamais. C'était donc tout naturellement qu'ils avaient décidé de se revoir une fois de plus, se redonnant rendez-vous là où ils s'étaient vus pour la première fois : la salle de loisir. Ils échangeraient sûrement encore une discussion sans queue ni tête, dérivant sur des sujets que seuls eux osaient aborder, Orion faisant partager son savoir et son expérience, et Cléophée soupirant avec insolence tout en s'intéressant mollement aux paroles de son interlocuteur. Ils s'appréciaient mutuellement.

    Il s'était rendu le premier dans la pièce commune, s'était assis à une table, et avait même pris le soin d'emporter cinq poches de sang. Etant jeune, sa nouvelle amie se nourrissait plus goulument que lui. Il y en avait trois pour elle, et deux pour lui. Il n'avait pas chassé depuis quelques temps, et la brûlure qui rugissait le long de sa gorge commençait à devenir réellement gênante. Orion s'était positionné face à l'entrée, avait croisé une jambe et tenait un sachet de sang dans la main droite, de cet air nonchalant et mou qui lui était propre. Il l'attendait, avec patience. Au fil des secondes, il perçut petit à petit des bruits de pas au loin, et reconnu immédiatement ceux de son amie. Sa silhouette se dessinait au fur et à mesure que les sons se rapprochaient, laissant apparaître à la sombre lumière des luminaires les très fines courbes de la jeune fille. Ses cheveux bruns et ébouriffés chatouillaient ses épaules, mettant en valeur d'une quelconque manière sa très modeste poitrine. Elle était quelque peu rachitique, mais cela lui donnait un charme de junkie qui plaisait beaucoup à Orion. Il trouvait Cléophée réellement jolie. Elle avait un physique très atypique, attirant l'oeil et qui ne plaisait pas à tout le monde.

    _Bonjour ma jolie.

    Il lui sourit, se levant.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 14:22

Putain de journée comme d'habitude ou la vie passée de Cléo n'en finissait plus de tourner en boucle dans sa tête comme un vieux vinyle rayé. Moralement elle était au fond du sceau, jamais elle n'avait été dans un pire état. Ou alors sa remontait à des années. Cela faisait deux semaines qu'elle était arrivée ici, et ça avait été pour elle une véritable délivrance de trouver cet endroit ou les gens avaient au moins tous un point commun avec elle : ils étaient vampires. Maintenant elle avait sa chambre avec ses affaires, une salle de bain, rien ne manquait. Mais le petit plus qui manquait à Cléo c'était la montée d'adrénaline. Après tout elle n'était pas surnommée "la tarée" dans sa vie d'humaine pour rien. Seulement en cette fin d'après-midi, rien ne se passait de bien intéressant à l'internat, c'est pourquoi Cléophee comme dans une sorte d'état second décida de prendre les choses en main. Traversant en courant comme une échappée de l'asile le couloir menant aux chambres, elle se dirigea vers son lit et plus particulièrement vers la malle cachée sous celui-ci. C'était la malle aux mille et un trésors de Cléophee. D'un geste fébrile, elle l'ouvrit doucement un mince sourire aux lèvres. Elle contenait plusieurs petits sachets contenant eux-mêmes de la célèbre poudre blanche, des cigarettes, des pilules de toutes sortes et des joints. C'était la caverne d'Ali Baba de Cléo ou sa "cachette érotique" comme elle s'amusait à l'appeler. Même vêtue simplement d'une tunique en lin, d'un collant troué et de docks martins, elle ressentait une chaleur intérieur énorme ; un des avantages d'être vampire. Tout en portant un joint à sa bouche, elle glissa quelques petites pilules dans une de ses chaussures, -celles-ci étaient en forme de fleurs ou soleil, comme des bonbons, - seulement l'effet n'était pas vraiment le même que celui des bonbons. Au moins dans ses docks elle en aurait toujours une sous la main. Assez farfelue mais malin. Commençant à perdre pied, Cléo commença à sniffer un peu d'héroïne, oh juste un peu, juste ce qu'il fallait pour tenir ce soir et être une compagnie agréable à Orion. Et oui malgré ses airs d'allumée elle n'avait pas oubliée qu'elle voyait Orion ce soir. Orion était son seul ami d'ici. Ce "rendez-vous' si on pouvait l'appeler ainsi, elle l'avait attendu toute la journée car elle savait d'ors et déjà que ça allait lui changer les idées. Même s'il l'ennuyait parfois avec ses discours rébarbatifs du mec qui a tout vu et tout fait,Cléo adorait passer des moments avec lui, car c'était la première personne en qui elle croyait pouvoir faire confiance ici et la première personne qu'elle sentait intéressée par elle et dont elle s'intéressait aussi. Et sa confiance elle ne la donnait pourtant pas à n'importe qui. Elle s'assied sur son lit et prit quelques minutes pour finir de fumer son joint, les effets de l'héroïne se mêlant à ceux de l'herbe, un cocktail explosif qui ne manquait pas de saveur. L'heure avançait, alors Cléophee jeta le peu qu'il restait du joint et se dirigea d'un pas vif vers la porte, - après avoir soigneusement re planqué et re cadenassé la malle, - empruntant les nombreux couloirs jusqu'à celui menant à a salle de jeu. Endroit fatidique vu que c'était celui de leur première rencontre. Évidemment elle la reconnut de suite, cette silhouette d'homme musclé et élancé à la fois, juste lascivement posée devant l entrée de la salle de jeu , et ce regard ténébreux qu'on oubliait pas facilement. C'était ce qui avait marqué Cléo la première fois, le regard d'Orion qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l'âme de quiconque le regardait. Il fallait aussi avouer qu'Orion était particulièrement attirant , mais ce n'était pas pour ça que Cléo s'intéressait à lui . Maintenant elle ne faisait plus trop attention à cela, elle le connaissait bien mieux et Orion ne lui inspirait que de la confiance et de la sympathie, mais pas de craintes ou d'intimidation. C'est donc d'une allure penaude et vive à la fois que Cleo accéléra le pas, contente de retrouver son compagnon de jeu.

    « Salut beau gosse !. »


Lui répondit-elle d'une voix un brin éraillée -à cause de ce qu'elle avait fumé un peu plus tôt- et amusée à la fois. Un grand sourire - si caractéristique de la jeune fille - apparu. C'est dans un mouvement tout naturel qu'elle étreignait ensuite Orion dans ses bras menues. Oh pas une étreinte poussée, juste une brève accolade amicale qui ne dura pas plus de deux secondes. S'écartant quelque peu de lui, elle le regardait avec toujours le même grand sourire aux lèvres, ses yeux pétillant aux pupilles dilatées par la drogue se plongeant dans les prunelles sombres d'Orion. Ses idées divaguaient dans sa tête mais la drogue à part un sentiment de bien-être total et d'euphorie ne lui faisait plus grand chose d'autre. On aurait presque pu croire qu'elle était clean. Mais elle était à peu près sur qu'Orion avait du remarquer son état d'ébriété car il remarquait toujours tout. C'est là qu'elle vit le sac de sang qu'il tenait dans sa main droite. Un petit air gourmand se dessina sur le visage de Cleo.

    « Whaa t'as pensé à tout toi.
    On passe à table, je suis morte de faim sérieux ?! »

Elle s'assied naturellement à la table qu'il avait choisi sans vraiment y avoir été invité, lui faisant face.Croisant à plat ses bras sur la table, elle scrutait Orion, sa gorge lui faisait mal, elle avait soif, mais la jeune vampire essayait de lui cacher son grand manque, histoire de ne pas passer pour une faible. Son regard se baladait néanmoins avec envie sur la poche de sang qu'il tenait toujours.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 14:57

    A peine lui avait-elle répondu que tout de suite il comprit. Elle s'avança, souriante, l'enlaçant amicalement. Son sourire était bête et son pas mal assuré, ses gestes gauches et son regard vacillant. Et puis surtout, ses pupilles étaient si dilatées que son iris n'avait même plus la place de vivre. Orion perdit son sourire, retrouvant cette expression froide et presque terrifiante qui orne habituellement son visage lorsqu'il est contrarié ou en colère. Il se rassit, face à Cléophée, qui elle avait remarqué les poches de sang qu'il tenait au creux de sa main. Comment avait-elle pu oser venir droguée à leur rendez-vous ? Lui ne supportait pas ça. Il détestait le fait de se dire qu'il n'avait pas face à lui sa vraie amie, mais un simple pantin d'une poudre quelconque. Voilà, c'est tout ce qu'elle était, en fait. Une marionnette perdue, dont les fils sont manipulés par une association de produits chimiques. Intéressant. Il soupira, réalisant qu'il ne servait à rien de s'énerver contre elle, car tout ce qu'il y gagnerait, ça aurait été une crise de colère. Et Orion ne sait pas se tenir dans ces cas-là. Avec Miley, par exemple, il n'avait pas hésité à la plaquer contre le mur, ses ongles enfoncés dans sa gorge. Et Cléo était bien plus impulsive que Miley. Certes, elle l'écouterait si jamais il lui faisait sa morale. Ses oreilles seraient ouvertes, mais pas sa tête. Le soir même elle aurait sans doute recommencé. Elle lui avait déjà fait le coup une fois, et il n'avait rien dit, préférant la laisser vivre sa vie de vampire adulte. Mais il n'aimait décidément pas ça. Du tout. Lui aussi avait autrefois touché à la drogue, et ça avait été la pire des expériences. Lorsqu'il avait voulu se piquer, l'aiguille s'était tordue sur sa peau de marbre, lorsqu'il avait voulu sniffé, il avait senti le temps d'une seconde son organisme revivre avant de vomir tout le sang qu'il avait ingurgité la veille, et lorsqu'il avait voulu fumer, ça avait été autre chose, mais c'avait été trop peu intéressant pour récidiver. Il ne comprenait pas, d'une certaine manière, qu'elle tienne si bien. Et qu'elle y tienne tout court.

    _Ecoute Cléo... je vais pas supporter le fait de te voir camée sous mon nez encore une fois.

    Il approcha son siège de celui de son interlocutrice, lui prenant délicatement la main. Il tenait toujours la poche de sang dans l'autre, voyant les petits coups d'oeil intéressé de sa compagne.

    _C'est pas cette nana là qui m'intéresse, ma jolie. C'est celle que tu es vraiment.

    Il se sentait soudainement très con d'avoir dit ça, se rendant compte de la niaiserie de ses paroles. Mais comment pouvait-il dire ça autrement ? Il avait trouvé en Cléophée une amie, peut-être une petite soeur, peut-être plus, qui sait. Et lorsqu'il s'attachait d'une manière quelconque à quelqu'un, il détestait la voir se détruire et se perdre dans la merde réservée habituellement aux mortels. Bon sang, ils étaient fort, morts, surnaturels. Pourquoi avoir besoin de ça, alors que de base les vampires ont tout ce que recherchent les humains lorsqu'ils se droguent ? La puissance, la réflexion, la ligne, la Vie -d'une certaine manière du moins-, et l'énergie ? Il lui lâcha la main, se recula et lui tendit la poche de sang. Il soupira encore une fois, perçant le bout de plastique de sa canine, et commençant à boire avec lenteur. Bon, maintenant il était froid. Il l'avait réchauffé, pour que le liquide soit à la température du corps. Maintenant ça n'avait plus grand intérêt, mais qu'importe.

    _J'veux bien qu'on se bourre la gueule tous les deux, quand tu veux. Mais viens plus me voir dans cet état.

    Ses sens décuplés par la sève humaine, il sentit immédiatement quelque chose venant de Cléophée, une odeur chimique et sale. Il baissa le regard vers ses chaussures, comprenant immédiatement. Elle avait caché des pilules dans le revers de ses docks. De sa vitesse vampirique, Orion les retira dans la seconde, tout en continuant à siroter sa poche de sang. Il sourit en remarquant la forme des gélules : des fleurs et des soleils. Comme c'était ironique. Il lui sourit, amusé. Il n'était plus en colère, juste quelque peu attristé. Mais Cléo savait, de toute façon, ce qu'il pensait de la drogue. Après, il fallait voir comment est-ce qu'elle allait réagir à tout ça.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 16:21

Cleophe se mordait la lèvre inférieur, tortillant avec des gestes mal assurés ses longs doigts blafards. Elle avait compris, rien qu'à ses gestes, son visage, ses yeux, sa bouche, tout chez lui était contrarié et ça ne lui plaisait pas. D'ailleurs elle ne savait pas elle-même pourquoi elle avait pris toute cette drogue avant d'aller le voir, était-elle totalement stupide ? Avait elle besoin de cela réellement ou était-ce juste par jeu ou par quelconque amusement qu'elle avait sniffé de l'héroïne ou encore fumé de l'herbe. Ce n'était qu'une question de minutes et son état redeviendrait comme avant donc à quoi bon. De toute façon le regard glaciale que lui envoya Orion suffit à calmer pour un peu la jeune Cleo qui n'osait même plus le regarder. Apparemment ce petit jeu ne l'amusait pas. Continuant à jouer avec un de ses bracelets, elle sentit le siège de son interlocuteur se rapprocher d'elle et prendre sa main ce qui la fit stopper net car elle ne s'y attendait pas . Elle ne répondit rien lorsqu'il lui dit qu'il ne supportait pas le fait qu'elle se soit drogué pour leur rendez-vous, la jeune fille devenait soudainement mal à l'aise. Cette proximité la dérangeait soudainement et en même temps la rassurait. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur les paroles du beau brun, se contentant de hocher la tête comme une gamine ou un pantin. La drogue a longtemps été son seul ami, surtout durant les deux années ou elle a été en escapade, partout dans le monde. Elle n'avait que ça. Alors comment l'oublier ? Pouvait-elle seulement être une personne bien si elle ne se droguait pas ? Était-elle une personne bien ?

_C'est pas cette nana là qui m'intéresse, ma jolie. C'est celle que tu es vraiment.


Celle qu'elle était vraiment ? Ahaha. Alors qu'elle-même ne saurait même pas dire qui elle était. Avait-il seulement réfléchi au fait que la personne qu'elle était vraiment était une petite garce sans vergogne complètement immorale et mauvaise. Essayant de prendre un ton sérieux et posé elle rétorqua

    « Je suis pas quelqu'un de bien Orion.
    J'espère juste que ce n'est pas ce que tu cherches parce que... »


Elle avait dit ses mots lentement comme si elle s'en persuadait elle-même, lui décochant un bref regard curieux à la fin. Laissant la dernière phrase en suspend -surement parce que la drogue qui agissait sur son cerveau lui brouillait les idées,- ce qu'elle disait n'avait ni queue ni tête. Rien n'avait de sens. Elle sentait ses pupilles se rétracter, redevenir un peu plus normal. Encore une vingtaine de minutes et tout cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Elle plongea sa tête dans ses main, comme pour oublier tout ce qui venait de se passer. Cela dura quelques minutes puis elle se redressa et répliqua d'un ton soudain amusé :

    « Moi on me prend comme je suis. »

A la fin de cette phrase elle éclata de rire. Un rire de gamine encore une fois, aux tonalités cristallines. Un des effets de la drogue surement, sinon elle n'aurait jamais dit une phrase aussi stupide, mais au moins elle riait et n'était pas en colère c'était le principal. Sa aurait été n'importe qui d'autre qui lui aurait dit ça elle se serait sans doute mis dans une colère noire, mais là, c'était différent elle ne voulait pas perdre Orion car c'était son seul repère ici. Il lui tendit une poche de sang qu'elle prit et s'empressa de boire cul sec sans une pause. Elle avait écouté tout ce qu'il lui avait dit, mais cela avait il seulement une once d'importance pour elle ?

_J'veux bien qu'on se bourre la gueule tous les deux, quand tu veux. Mais viens plus me voir dans cet état.

Elle sentit Orion se pencher pour récupérer les petites pilules qu'elle avait caché dans le revers de cuir de ses dock's. Décidément rien ne lui échappait jamais, il avait un don ou quoi ? Elle soupira n'essayant même pas de le retenir. Elle observa que le visage d'Orion avait changé, il semblait plus amusé qu'en colère, c'était le principal. Posant la poche de sang vide au milieu de la table, Cleo dit en souriant , un sourire un peu moins bête que celui auparavant :

    « Désolé Orion pour tout ça. Comme à chaque fois je bousille tout...
    Je voudrais tellement être différente mais... »


Cette phrase était niaise, tellement plate, elle s'en voulait tellement d'être comme ça avec lui, de lui infliger ça. Soudain à cause de tout le sang qu'elle avait ingurgité en si peu de temps, et de la drogue, Cleophee eu un haut le cœur, sa respiration se fit plus rapide, sa poitrine la tiraillait. Elle étouffa un cris. Lâchant au passage un « putain » à peine murmuré, elle se précipita hors de la salle, et courut, comme un pantin désarticulé vers les toilettes ou elle vomit tout ce qu'elle avait ingurgité. Sa respiration se calma, et elle se rinça la bouche et le visage avec l'eau clair qui s'échappait du robinet. Dégageant ses longs cheveux en arrière , elle se regarda dans la glace, son maquillage avait coulé, elle rattrapa un peu les dégats puis en deux temps trois mouvements elle était revenue à sa place initiale face à Orion qui n'avait pas bougé, sans doute par habitude de côtoyer la jeune Cleo.

    « Je propose une activité plus... calme. Sa te dit ? »


Elle souriait, de son sourire malicieux, mais plus faiblement et de façon plus dosé osant enfin plonger son regard dans celui de son ami. D'un geste amical, elle prit la main libre d'Orion dans la sienne, comme pour s'excuser de tout ça.

    « Une partie de dame ? »


Elle joint à ses paroles un clin d'œil à peine perceptible, parce qu'évidemment elle espérait qu'il aurait une meilleur idée ou du moins quelque chose d'autre à proposer car la dernière fois qu'ils ont joué aux dames, c'était comment dire... Assez chiant. Cleophee avait hâte de voir la réaction d'Orion à qui elle n'avait toujours pas lâché la main.

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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 17:12

    Pas quelqu'un de bien... tssss. Il leva les yeux au ciel, s'enfonçant dans son siège. L'innocence de Cléophée était telle qu'elle en devenait presque attendrissante. Il hocha légèrement la tête lorsqu'elle admit gâcher une partie des discussions à chaque fois, en arrivant défoncée. Elle n'eut cependant pas le temps de finir sa phrase, visiblement happée par un haut le coeur. Elle allait vomir. Machinalement, Orion compara du regard sa poche de sang et celle de son interlocutrice. La sienne était encore à moitié pleine, et celle de Cléo complètement vide. Ne jamais boire trop vite le sang humain, surtout s'il est froid, et surtout si l'on est complètement shooté. Il laissa échapper un petit rire lorsqu'elle détala vomir en dehors de la pièce. Il entendait d'ici le bruit de ses déglutitions du fin fond des toilettes des dames. Elle revint quelques minutes ensuite, le pas lent et la tête basse, les yeux vides. Elle se rassit, et lui posa sa poche de sang, désormais vide. Il accepta d'un hochement vif de la tête sa proposition. Quelque chose de calme. Attrapant sa main, elle suggéra une partie de dame. Une fois de plus, un rictus amusé se dessina sur ses lèvres translucides. Mécaniquement, de son pouce droit il lui caressa l'intérieur de la paume. Ils échangèrent un regard complice. Elle semblait plus vraie maintenant qu'aucune substance quelconque n'était nichée au creux de son organisme. Cléophée semblait juste déroutée, en quelque sorte. Mais c'était quelqu'un de fier, elle faisait en sorte de ne pas le montrer. Ce qui, bien évidemment, n'échappa pas à Orion.

    _Inutile. Tu perdrais, comme toujours.

    Il sourit, dévoilant ses canines.

    _Je pense que tu as plutôt besoin de prendre l'air, et moi j'ai envie d'une clope. On sort s'assoir dehors ?

    Sans attendre sa réponse, il se leva, ne lâchant pas sa main. Ils quittèrent la salle commune, passèrent furtivement le hall principal avant de déboucher sur le petit jardin de l'internat. Plusieurs bancs de pierres y étaient disposés, entre quelques fleurs. Orion sortit son paquet de cigarettes, quittant la paume de sa seconde, et porta l'objet à sa bouche. Il l'alluma, recrachant les premières volutes. Il tendit son paquet à son interlocutrice, lui en proposant une. Il préférait la voir fumer du tabac qu'autre chose, même si lui de temps à autre se permettait un petit joint. Mais ça, elle n'était pas obligée de le savoir. Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Nous étions en fin d'après-midi, et le soleil se couchait peu à peu, laissant la lune reprendre le trône du ciel. Orion n'appréciait pas la lumière, préférant largement l'obscurité aux rayons lumineux du Roi des Cieux. Il ne sortait que très rarement en pleine journée, et allait quasiment toutes les nuits en forêt, prenant grand plaisir à se balader entre les troncs vieillis des chênes locaux. Il n'emmenait jamais personne avec lui, et pensait à le proposer un jour à Cléophée. Elle apprécierait sûrement son petit coin de paradis, au bord de la falaise, les pieds dans le vide. Il allait tous les jours méditer là-bas, se laissant bercer par la mélodie des vagues, en se perdant innocemment dans ses méditations personnelles. Il repensa soudainement à ce que disait sa compagne tout à l'heure; qu'elle n'était pas quelqu'un de bien.

    _Tu sais, personne n'est foncièrement mauvais. C'est juste toi qui fait en sorte de l'être. Inconsciemment du moins.

    Il s'adossa au mur, repliant ses jambes et regardant le ciel, réfléchissant. Sa cigarette était bientôt finie, ce qui ne l'inquiétait nullement.

    _Même si tu ne l'es pas tant que tu te l'imagines. Si tu as réussi à obtenir ma confiance, c'est que tu n'es pas quelqu'un de si horrible que ça. Crois-moi.

    Il tourna la tête vers elle, lui souriant doucement. Orion ne s'attachait jamais à personne, il était quelqu'un de réservé et de solitaire. Généralement, ses relations avec les femmes ne se résumaient qu'à des échanges... corporels. Il ne s'était fait que deux amis depuis son arrivée. Lullaby, et Tyler. Cette première avait été sa première rencontre et sa plus forte. Durant une courte période, il s'était même questionné sur les sentiments qu'il entretenait envers elle, avant de vite se ressaisir. Il avait peur de l'amour, plus que de la Mort. Quant à Tyler, il avait été sa grande révélation. Ils passaient le plus clair de leur temps ensemble, se bourrant bêtement la tronche en parlant de fesse et d'autres choses dignes des plus grands machos. Ils rigolaient bien ensemble. Maintenant, il y avait eu Cléophée, et il n'était pas prêt à la laisser tranquille. Il retrouvait en elle tout ce qu'il avait pu être autrefois, ou ce qu'il aurait aimé être. Quelqu'un de libre, d'irréfléchi, de presque gamin. Tout en restant incroyablement mature. Cette fille restait un grand mystère pour Orion, et c'était ça qui lui plaisait. Sur ces dernières paroles, il écrasa sa cigarette au sol.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 18:58

C'était tellement plus simple maintenant. Maintenant qu'elle était vidée de toute drogues. Cette après-midi elle avait encore agit sur un coup de tête et avait tout fait raté comme d'habitude. Mais bon on ne se refait pas, la vie de Cléo n'est parsemé que de choses de ce style. Orion était vraiment quelqu'un de bien. Enfin c'est ce que Cleophee voulait croire vu qu'elle n'avait personne d'autre, mais elle avait peur en même temps de se livrer autant à quelqu'un en si peu de temps. Jamais elle n'avait fait ça auparavant. Avant ce n'était pas pareil parce que même si elle sortait avec n'importe qui, couchait avec n'importe qui, elle ne s'était jamais une seule fois attaché à la moindre personne. Là c'était différent, elle sentait vraiment que des liens se créaient, des liens qui pourraient qui sait peut-être devenir les plus forts qu'elle n'ait jamais connus. Alors évidemment ça lui faisait peur.


_Inutile. Tu perdrais, comme toujours.



Elle souriait en entendant cette réplique, parce qu'il avait raison, elle était nulle aux jeux de sociétés, et très mauvaise perdante en plus de cela. Ensuite il lui proposa de prendre l'air, il parla aussi de clopes donc Cléophee ne pouvait pas refuser ça. Et ils se dirigèrent main dans la main vers le jardin. Etrange duo, composé de deux êtres solitaires se suffisant chacun à eux-mêmes mais appréciant tout de même la compagnie l'un de l'autre. Orion lui proposa une clope, sans un mot, Cléo en prit une et l'alluma d'un même mouvement. Sentir la fumée dans sa gorge l'apaisait. Doucement, Cléo prit place sur le banc qui faisait face à Orion qui lui était adossé au mur. Elle s'assied en tailleurs, -occupée dans un premier temps à arranger sa tunique qui était un peu remontée- car même si elle avait des collants elle avait une manie à s'habiller plutôt court en général. Une fois la chose faite, elle reporta son attention sur Orion, les deux devaient être à un ou deux mètres en face à face.

_Tu sais, personne n'est foncièrement mauvais. C'est juste toi qui fait en sorte de l'être. Inconsciemment du moins.
_Même si tu ne l'es pas tant que tu te l'imagines. Si tu as réussi à obtenir ma confiance, c'est que tu n'es pas quelqu'un de si horrible que ça. Crois-moi.


Cleophee se contenta de l'écouter, fixant un point du jardin, elle se demandait alors si il avait raison. Etait-elle mauvaise parce qu'elle le voulait bien ? Son regard divaguait un peu partout jusqu'à croiser finalement celui d'Orion, qui lui souriait. Ce que ne savait pas Orion c'était le passé de Cleo. Elle avait fait beaucoup de choses horribles dans sa vie d'avant. Des choses vraiment stupides, méchantes, et était très manipulatrice. Manipulatrice elle l'est toujours mais n'a simplement pas de raisons de l'être avec Orion. Il l'a dit lui-même : il lui faisait confiance. La confiance c'est quelque chose de sacrée, et elle ne voulait pas tout gâcher avec ses gamineries. Car qui sait peut-être qu'Orion était capable de bien pire qu'elle.

    « T'as raison en un sens, mais tu ne sais pas ce que j'ai fais, ma vie d'avant. Je ne pense pas que si tu la connaissais tu serais pareil avec moi. J'étais vraiment conne. Enfin pire que maintenant tu vois. »


Elle échappa un petit rire, en adressant un sourire amusé à Orion.

C'est vrai qu'elle avait fait des choses plus que discutables. Comme se foutre de tout. Se foutre même de la mort de son père, laisser tomber sa mère.


    « Je n'ai jamais eu d'attaches avec personnes parce que je ne voulais pas souffrir et voilà ou ça m'a mené.
    Même quand mon père est mort je n'ai pas eu de réaction. Et le pire dans tout ça c'est que je pense que j'étais consciente de ce que je faisais. »



Elle n'avait jamais dit ça à personne , Orion était la première personne à qui elle parlait aussi ouvertement de sa vie. Ce qu'elle n'avait pas dit c'est que ses parents s'étaient toujours débrouillés pour l'éloigner d'eux, la placer en internat dès ses quatorze ans par exemple. Sa clope était finie, tout en parlant, elle n'avait cessé de tirer régulièrement dessus, si bien, qu'elle avait même commencé à fumer le filtre. En voyant ça elle murmura doucement comme à elle-même « merde », suivit d'un petit rire. Cleophee se sentait bien et mal à la fois de se confier ainsi. Bien parce qu'elle sentait qu'Orion était une oreille attentive et qu'il pouvait tout entendre venant d'elle désormais, mal parce qu'elle n'aimait pas se confier trop, et que ça ravivait en elle des souvenirs douloureux mais qu'elle ne pouvait fondre en larme parce qu'elle était trop fière. Ravalant sa salive, elle avait attrapé un bâton qui était posé a coté d'elle sur le banc et commença à dessiner évasivement de là ou elle était assise des dessins sur le sol caillouteux. Le coté enfantin et lunatique de Cléo. Elle sentait qu'Orion devait être quelqu'un de fragile autant qu'elle même si il ne le montrait pas. L'histoire par exemple d'Alexandra dont il lui avait fait part lors d'un de leur rendez-vous précédent avait beaucoup marqué la jeune fille. Il avait connu l'amour mais l'avait perdu , et maintenant faisait en sorte de ne plus s'attacher pour ne plus en pâtir. Cleo elle n'avait jamais connu l'amour et se protégeait derrière sa carapace.
Soudain, un petit sourire malicieux se dessina doucement sur les lèvres de Cleo. Elle lança le bâton dans la direction d'Orion, celui-ci lui frappa la tête, d'un coup sec avant de retomber juste à coté de lui. Elle laissa échapper un « Oups »

Évidemment ça ne pouvait pas lui avoir fait bien mal, parce que la peau d'un vampire est résistante comme de la pierre, mais surpris surement. Cleo pouffa et se leva du banc précipitamment, car elle s'attendait à une riposte d'Orion qui rien que par fierté masculine allait qui sait peut-être vouloir se venger et rentrer dans son jeu.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Lun 21 Juin - 23:57

    Il haussa les épaules à sa confidence, ne sachant que réellement en penser. Ne pas réagir à la mort d'un proche ne fait pas de nous quelqu'un de mauvais. Parfois, c'est simplement qu'on ne peut réellement y croire, que l'on n'accepte pas la Mort comme il se devrait. Il réfléchissait à quoi répondre, agréablement surpris du lien complice qui se tissait entre eux. Elle-même semblait gênée de s'être confiée, comme peu habituée. Après tous, ils étaient tout deux très solitaires, et préféraient leur propre compagnie à celles des autres. Ils nourrissaient l'un pour l'autre un grand respect, et cela se voyait. Orion pensait surtout que Cléophée ne lui avait pas tout dit, il ne connaissait pas encore grand chose de son passé. Peut-être, avant la mort de son père, s'était-il passé quelque chose qui aurait engendré ce manque de compassion ? Il n'osait demander, de peur de paraître trop indiscret. Chez lui comme chez elle, se confier était quelque chose d'assez compliqué. Orion, par exemple, était très réservé. Comme il était paranoïaque, il s'imaginait souvent que ses petits secrets allaient être racontés, et allait sans doute remonter à des oreilles peu sympathiques. Et c'était une chose qu'il ne désirait en aucun cas. Il n'avait confiance en quasiment personne, et préférait par ce fait se taire. Mais avec Cléophée, il ne ressentait rien de tout ça. Il savait que comme elle était un comme lui à ce niveau, il n'avait aucun souci à se faire; et vice versa. Alors rien de tout cela n'était un problème.
    Alors qu'il s'apprêtait à répondre, son amie lui lança un petit bâton sur le crâne, comme une gamine. Dans la seconde, elle se leva, un grand sourire enfantin accroché aux lèvres. Surpris, Orion fronça les sourcils, souriant aussi.

    _T'enfuis pas, vermine !

    Plus vif et plus rapide qu'elle, il l'attrapa par le bras, l'entraînant au sol. Ils tombèrent tout deux sur l'herbe moelleuse, lui au-dessus d'elle. Il la plaqua au sol, faisant en sorte qu'elle ne puisse pas bouger. Il était bien plus ancien qu'elle et par conséquent, bien plus fort. Elle ne pourrait pas bouger, et cela plaisait à Orion de se savoir en supériorité quelconque. Un sourire sadique se dessina sur son visage, laissant apparaître ses canines pointues. Un certain voile de fierté était présent sur ses traits. Orion Leach ne se laissait pas enquiquiner avec tant de facilité !

    _Tu réfléchiras à deux fois avant de me lancer un ridicule bâton au visage.

    Il la lâcha, se retirant. Il s'assit à côté d'elle, dans l'herbe, et arracha machinalement des brins d'herbe qu'il lui lança tout aussi bêtement au visage. Il réfléchit soudainement à ces deux dernières semaines. Tout cela s'était fait si rapidement... leur première rencontre, leurs sorties, leurs différentes discussions, et puis aujourd'hui. Ils s'étaient confiés, s'étaient fait mutuellement la morale, avaient joué, ri, et presque pleuré. Comme si ils avaient été amis depuis toujours, ou même plus. Parfois, ils ressemblaient même à un vieux couple. Lorsqu'ils avaient fait leur première partie de dame, ils avaient évoqué des sujets que seuls de vieilles personnes auraient pu aborder. Ca semblait cependant plus naturel pour Orion, qui lui avait quasiment trois cent ans. Moins pour Cléophée. Mais cela n'avait pas semblé la déranger pour autant. Au contraire. Il lui lança un rapide coup d'oeil. Il n'observait que furtivement son visage à travers ses longs et emmêlés cheveux bruns. Elle n'était que peu maquillée, comme toujours. Le peu de crayon qu'elle avait mis semblait avoir coulé, ce qui lui donnait un petit charme sauvageon.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mar 22 Juin - 12:30

_T'enfuis pas, vermine !

Le choc fut amortie par l'épaisseur considérable d'herbe et la peau désormais aussi dur que de la roche de Cléo. Orion au-dessus d'elle, la tenait immobilisée au sol,et cela avait pour don d'agacer au plus haut point la jeune vampire qui n'aimait pas se sentir ainsi dominée. Mais elle continuait à rire doucement, de son rire doux et enfantin, amusée par la moue fière qu'avait soudain pris Orion. Elle tenta bien sur de se débattre, mais l'expérience et la supériorité musculaire du vampire firent qu'elle n'avait pas la moindre chance. Elle abandonna donc rapidement la bataille, c'était peine perdue.

_Tu réfléchiras à deux fois avant de me lancer un ridicule bâton au visage.


Avouée vaincu, elle hocha la tête, résignée non sans lui jeter un regard assassin.


    « Pfff t'es nul, t'aurais pu me laisser gagner au lieu de faire ton macho. Tas de muscle, si tu crois que tu me fais peur... Je me vengerai ! »


Elle soupira lascivement lorsqu'il la lâcha, apparemment ravie de lui, et Cléo ne manqua pas de lui jeter un autre regard dédaigneux et supérieur. Évidemment elle s'amusait, et Orion qui la connaissait maintenant devait bien sur saisir l'ironie. Assied cote à cote, Orion s'amusait désormais à lui jeter des bouts d'herbe au visage. Mais Cleo ne s'en préoccupait pas vraiment, se contentant d'essayer de parer les bouts d'herbes d'un air absent et perdue dans ses songes. C'était étrange, le petit couple qu'ils formaient. Comme s'ils s'étaient toujours connus et qu'en même temps ils ne se connaissaient pas vraiment. Cette relation chamboulait vraiment Cléo qui n'avait jamais été habitué à être aussi bien et en sécurité avec quelqu'un. Petit à petit grâce à lui elle s'était fait des repères à l'internat.
Ils se voyaient souvent, sans non plus être trop envahissants l'un pour l'autre, et à chaque fois leurs rendez-vous étaient différents. Ce qui ne changeait jamais c'était les sentiments qu'elle avait pour lui. Ils étaient sincères. La jeune fille le considérait comme un grand frère amélioré, parce qu'évidemment il n'y avait aucun lien de sang entre eux. Après, elle ne savait pas trop ou elle en était, elle n'était pas sur qu'elle veuille qu'il se passe plus que de l'amitié entre eux. Car avant la plupart du temps les garçons qui venaient vers elle, faisaient comme s'ils étaient amis avec elle, pour ensuite la trahir et avouer vouloir juste l'avoir dans leurs lits. Jamais elle n'avait connu un seul garçon qui n'ait aucunes arrière pensée envers. Il fallait dire que l'existence qu'elle menait ne lui permettait pas de s'affirmer et de choisir avec qui elle voulait être. Après tout elle était droguée la plupart du temps.
Alors peut-être que s'il se passait quelque chose avec Orion tout entre eux allait être gâché.

Cleo s'était bien rendu compte des vifs petits coups d'œils que lui jetait de temps en temps Orion. Cela la fit sourire doucement, un peu gênée. D'un mouvement , elle laissa retomber ses jambes qu'elle tenait enlacés contre sa poitrine et les étendit devant elle sur l'herbe grasse. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, - dégageant son visage- la jeune fille se tourna vers Orion, le dévisageant à son tour. Pour une fois le visage de Cléo était sérieux, presque impassible, à part un petit sourire en coin presque imperceptible.

    « Comment tu es arrivé ici ? Tu me l'as jamais dit.. »


Elle cessa de le regarder, levant la tête vers le coucher de soleil qui s'étendait devant eux. Un spectacle magnifique, vraiment.

Question ô combien indiscrète qu'elle ne lui avait jamais posée auparavant. Car en effet Orion ne lui avait jamais fait part de la suite de sa vie, après le suicide d'Alexandra. D'ailleurs elle fit bien attention à ne pas mentionner son nom. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle lui demandait, et si ça avait véritablement de l'importance. Pour elle ça en avait, parce qu'Orion était un être qui faisait se poser à Cléo beaucoup de questions. Elle craignait sa réaction, car elle ne voulait pas paraître trop indiscrète, alors elle s'empressa d'ajouter : « Enfin t'es pas obligé de me le dire. On peut se contenter du coucher de soleil hein. » Elle souriait un peu.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mar 22 Juin - 19:35

    Orion se délectait de la voir rager seule de son côté. Lui continuait à arracher les morceaux d'herbe, perdu également dans ses pensées. Ils s'échangeaient par moment de petits regards gênés, avant de se concentrer à nouveau sur leurs propres méditations. Cléophée allongea ses jambes, faisant découvrir sous un autre angle sa maigreur presque choquante. Pour une vampire, elle n'était pas bien épaisse. Très peu de muscles, pas de gras. Juste la peau, et les os. Il tâcha de ne pas trop les regarder, de peu de paraître indiscret ou une fois de plus, gênant. Il songea à ce qu'il allait faire une fois qu'ils se seraient quitté. Finir son livre, peut-être. Ou terminer le puzzle entamé hier soir dans la salle commune. Oui, pourquoi pas. Après tout, il n'y avait rien d'autre à faire. Tyler semblait occupé par ses copies, et donc pas apte à aller se bourrer la tronche au bar local. Tant pis. Il y avait toujours quelque chose à faire ici, peu importe la nature du loisir. Il suffisait juste d'y mettre un peu de bonne volonté, et le temps passait bien plus vite qu'il n'y paraissait.
    Cléo prit soudainement la parole, levant la tête vers lui, l'air très sérieux. C'était assez drôle de la voir ainsi, souriant à peine, les yeux graves et les gestes calmes. Il ne l'avait quasiment jamais vue aussi impassible, et c'avait été à chaque fois quelque chose de très intéressant à contempler. Elle lui demanda de quelle manière était-il arrivé à l'internat, d'une petite voix presque timide. Elle baissa le regard tout de suite après, attendant une réponse.

    _Et bien... j'ai passé la majeure partie de mon temps au Mexique, comme j'ai du l'évoquer lors de l'une de nos conversations. Après la mort d'Alexandra, je suis rentrée dans une période assez noire, où les humains n'étaient pour moi que des animaux bons à être vidés. J'avais une vie de débauche, je partais me bourrer la tronche le soir, je revenais avec une fille, et je recommençais le lendemain. Aucune vie sociale. Je n'avais pas d'amis, pas d'argent, pas de travail, juste des filles prêtes à écarter les jambes sur commande, en toute gratuité. Filles qui se voyaient tuée après l'acte, précisons.

    Il ressortit son paquet de cigarettes, le jetant ensuite à Cléophée. Il l'alluma, contemplant passivement le coucher de soleil, qui teintait le ciel d'un rose-orangé des plus exquis. Il recracha la première bouffée de fumée, se reconcentrant sur leur discussion.

    _J'en pouvais plus, la solitude commençait à me rendre dingue. A part ma créatrice, je n'avais jamais rencontré d'autres vampires. Il me fallait renouer avec la vie sociale, sous peine d'y perdre la raison. J'ai donc retrouvé avec beaucoup de peine celle qui a fait de moi ce que je suis, et elle m'a envoyé ici. Je l'ai écouté.

    Il repensa à cette journée, où il avait dû quitter le Mexique pour retourner en Pennsylvanie. Il se souvenait l'avoir vue les crocs dans le cou d'un adolescent. Il se souvenait de son petit sourire sadique lorsqu'elle l'avait aperçut. Et il se souvenait de sa main sale sur sa joue, lorsqu'elle comprit réellement qui il était. Cela avait été si dur de la revoir, de repenser à sa transformation. Cette douleur chaude tourbillonnant dans son estomac et dans chacune de ses veines, ce vide dans son coeur et cette chaleur dans son œsophage... Orion serra le poing, baissant légèrement les yeux. Il retira sur sa cigarette, avant de se tourner vers son amie. Puisqu'on était en temps d'aveu, alors c'était à son tour. Lui aussi voulait savoir les motifs de son arrivée à Vampire School, les raisons l'ayant poussée à s'y rendre. Toutes les personnes ici sont là parce que leur vie d'avant ne les satisfaisait en rien. Orion était curieux de découvrir une fois encore une parcelle du passé de sa nouvelle compagne.

    _Et toi, Cléophée ? Je ne sais pas non plus.

    Il esquissa un petit sourire, dans l'espoir qu'elle réponde aussi facilement que lui.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mer 23 Juin - 0:43

Alors il lui raconta tout. Toute son histoire, enfin en résumant et en gros évidemment. S'immiscer ainsi dans sa vie devenait presque destabilisant, Cléo ne s'attendait pas à ce qu'il lui raconte tout cela aussi rapidement et facilement. Il fallait croire que la confiance qu'il avait en elle était sans limites. Le Mexique, la mort d'Alexandra, sa vie de débauche, les filles qu'ils avaient tués... L'entendre parler ainsi de ces femmes qu'il avait toute tués de sang-froid lui fit un choc. Mais elle ne laissa rien paraitre et garda un silence religieux. Il lui jeta ensuite le paquet de clopes. Machinalement elle en sortit une du paquet et l'alluma, la fumant sans interruption, tout en l'écoutant attentivement. C'était difficile pour elle d'imaginer qu'Orion avait un jour tué quelqu'un.. Cela lui provoqua un frisson intérieur qui lui parcourut l'échine. Bêtement elle s'imagina qu'il pourrait elle aussi la tuer un jour, lors d'un excès de colère qui sait... Puis vint la rencontre avec sa créatrice qui lui indiqua l'internat. Tout simplement. Sa confession semblait tout de même avoir provoqué quelque chose chez Orion. Pas si indifférent qu'il le laissait croire. Des signes qu'avait su déceler Cleophee en le regardant ne trompait pas. Lui aussi souffrait, mais autrement.

_Et toi, Cléophée ? Je ne sais pas non plus.


Cléophee s'était attendu à cette question. Se rappeler, se souvenir, raconter son passé. C'était dur. Très dur pour elle. Le laissant poiroter encore et encore, elle fit installer un léger moment de flottement autour d'eux. Elle ne faisait que fumer encore et encore. Elle eu soudain un mouvement brusque, et se redressa, s'asseyant plus convenablement, les jambes en tailleurs repliés contre sa poitrine qu'elle enlaçait d'une main, l'autre étant occupée à tenir la cigarette. Jetant des regards de temps à temps à Orion, comme pour se rassurer, le voir acquitter d'un petit mouvement de menton à ce qu'elle racontait.


    « J'ai vécu à Londres toute mon enfance et adolescence. Et puis mes parents m'ont mis en internat à quatorze ans. C'est là ou j'ai commencé à vraiment me droguer même si j'étais déjà plutôt douée dans ce domaine-là. Je faisais que boire, me droguer et coucher de temps en temps avec mes sois-disant "amis". J'étais bonne qu'à ça parce que j'étais devenue une loque humaine, j'étais vraiment une pauvre junkie. Et mon père finit par se pendre dans le salon deux ans après. Mais ça je m'en foutais, je voulais juste continuer ma vie en reniant tout ça. Ma mère avait besoin de moi. Après... style une ou deux semaines un truc comme ça, un vampire m'agressa dans le parc de l'internat, et ...»


Elle s'interrompit quelques secondes. Levant les yeux au ciel comme exaspérée par elle-même. Elle sentait des larmes venir. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pleuré. Mais non, pas là, pas devant Orion. Cléo prit une grande inspiration, se forçant à sourire, et elle continua sans laisser les larmes couler, même si ses yeux brillaient. Tout ses souvenirs, elle ne les avait jamais raconté, et c'était étrange comme entendre le son de sa voix prononcer tout ça la chamboulait. Se confier à quelqu'un était si difficile et réparateur à la fois. Sa vie avait été tellement pitoyable à ses yeux...


    « ...Heureusement il était plutôt sympa et me tua pas ni rien au contraire. Enfin même si devenir vampire c'est mourir, mais bon... Mauvais endroit, mauvais moment. Une petite blague du destin surement. Peu après j'ai tout laissé derrière moi, ma famille, mes potes, ma vie d'humaine et je suis partis toute seule à la recherche d'aide, d'un endroit ou je me sentirais protégé et ou on m'accepterait qui sait. J'ai rencontré beaucoup de gens durant mon escapade, et une de ses personnes m'a un jour indiqué cet endroit. Et me voilà ! »


Elle mit un point final à sa phrase et à son récit en haussant soudainement plus le ton, et en adressant un faux sourire joyeux et ironique à Orion. Elle avait abrégé la fin, pour être sur de pouvoir finir l'histoire à temps.

Là tout de suite, elle avait envie de drogue, ou d'alcool, enfin n'importe quoi qui lui ferait oublier tout ce qu'elle venait de débiter à Orion. Sa tête commença aussi à tourner, comme si elle était en manque, -elle avait envie de vomir. Cela faisait un ou deux jours qu'elle n'avait rien avalé à part des pilules et très peu de sang. Elle et la nourriture ça avait toujours été un vaste problème. Elle pensait être plus belle et mieux dans son corps si elle ne s'alimentait plus, et ça depuis toute petite. Du coup parfois elle ne pensait même pas à manger, et quand son estomac gargouillait elle le trompait en buvant beaucoup ou en se droguant. Mais maintenant elle était vampire et n'avait plus besoin de manger, seulement, les séquelles de sa vie d'humaine passée à malmener son corps restaient elles et lui rappelaient de temps en temps son manque d'appétit...

Une des face sombre de la jeune Cléo qui n'avouera son problème mentale pour rien au monde, même à Orion. Ses douleurs lui firent presque oublier ses larmes qui commençaient à couler le long de ses joues livides et tendues. Laissant tomber le masque pour la première fois, la demoiselle fut prise d'une crise de larmes. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas fait cela. Toutes ses années ou elle s'était salie, ou elle avait fait des choses que même un vampire pourrait trouver choquant. Même seule elle ne s'autorisait pas à dévoiler ses sentiments. Son corps frêle tremblait, mais pas par froid. Parce qu'il ne faisait pas froid même si le soleil s'était partiellement couché, le temps était plutôt estivale. Ainsi elle montrait sans le vouloir son énorme fragilité, sa solitude, et l'absence d'affection total dont elle fut victime toutes ses années.. Comme 'un geste de survie elle attrapa de sa main libre qui ne tenait pas de cigarette celle d'Orion, la serrant de toutes ses forces entre ses doigts glacés.




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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mer 23 Juin - 1:10

    Il l'écouta avec attention, enchaînant ses cigarettes. Il comprenait mieux, maintenant. C'était la rancune qui avait engendré ce manque de compassion. C'était ses parents qui inconsciemment l'avait poussée à devenir ce qu'elle était. Et c'était pour ça qu'elle semblait tant s'en vouloir. Lors de son récit, il lui attrapa la main, comme pour la rassurer. Le regard d'Orion était grave et ne quittait pas les traits de son interlocutrice. Il avait remarqué l'humidité naissante de ses yeux, mais préférait ne pas le relever pour le moment. Le ton enjoué qu'elle avait adopté à la fin de son histoire était tout ce qu'il y a de plus faux. Ils écrasèrent en même temps leur cigarette, laissant s'installer un léger silence entre eux deux. Orion la dévisageait furtivement, avant de remarquer que les larmes avaient jaillis d'elle-même. Immédiatement, il l'enlaça avec tendresse, l'entraînant à s'allonger. Il la serra si fort contre lui qu'il eut presque peur à un moment de la briser en plusieurs morceaux. Il déserra son étreinte, plantant son nez dans ses cheveux. Il sentait son tee-shirt s'humidifer peu à peu, mais qu'importe. Il avait été touché de cette scène, de voir ce petit bout de vampire s'effondrer, dévoilant pour de bon qui elle était vraiment. C'était cette fille là, qui intéressait Orion. Vraiment celle-là. La Cléophée qu'il avait devant lui était touchante, vraie, perdue, et surtout terrorisée. Inconsciemment, il venait de se promettre de ne jamais l'abandonner, de faire en sorte qu'elle n'ait plus besoin de drogues ou autres substances pour être qui elle désire être. Il colla leurs deux fronts, emmêlant leurs regards. Celui de son amie était embué par les larmes et quelque peu jauni par les poudres. Elle était plutôt jolie, ainsi.

    _Pleure pas ma beauté, pleure pas...

    Il essuya ses larmes d'un revers de la main, cherchant tous les moyens possibles pour la rassurer. Il n'était pas habitué à ce genre de choses, n'ayant jamais eu vraiment d'amis. La dernière fois qu'il avait ainsi enlacé une jeune fille, c'était avec Alexandra. Et autant dire que cela datait. Lui aussi était un peu perdu, actuellement, étant face à une situation à laquelle il n'avait aucune solution. Il cherchait au fond de lui-même la réponse à tout ça, réfléchissant comme un malmené. Il perdit sa main dans les cheveux de sa compagne, avec le plus de lenteur possible, afin de ne pas la gêner.

    _C'est terminé, tout ça. Aujourd'hui, t'as tout à ta disposition pour prendre ta revanche. Et sache que je suis prêt à tout pour t'aider Cléo, à tout...

    Elle tremblait, ce qui le poussa à la serrer encore un peu plus fort entre ses bras. Il ne voulait pas la lâcher, car il se sentait vrai, ainsi allongé, sa seconde dans les bras. Il la sentait de toutes les manières possibles : chaque pore de sa peau trahissait qui elle était; sa solitude, sa peur. Et en l'ayant collée contre lui, il avait l'impression d'absorber un peu tous ces petits soucis, la libérant ainsi de certaines de ses peines. C'était peut-être bête, mais ce n'était qu'un ressenti. Il trouvait qu'elle avait suffisamment souffert au long de ses deux petites décennies de vie, et qu'il était déjà temps pour elle de se reconstruire, d'une manière ou d'une autre. Il n'était pas encore trop tard. Elle était encore très jeune, ce qui serait bien plus simple pour elle d'arrêter toutes ces histoires de drogues, de coucheries ou de bêtises quelconques. Désormais, il la voulait à ses côtés, toujours, tout le temps. Il voulait la protéger, lui montrer qu'il était dévoué à l'aider, en toute circonstance, peu importe ce qu'elle pouvait faire. C'était, à vrai dire, la première fois qu'il ressentait quelque chose de si fort pour quelqu'un, un tel désir de se sentir utile. Habituellement, il se contentait d'une bise sur le front, et préférait laisser la personne dans son coin, afin de ne se mêler de rien. Mais avec Cléophée, tout était différent. Il avait envie d'être présent, à chaque instant.

    _De quoi as-tu envie, présentement ? Veux-tu marcher, manger, boire, fumer ? Dis-moi ce que tu veux, et nous le ferons.

    Il se recula un peu, la laissant respirer librement. Il était prêt à tout pour revoir un sourire illuminer son visage.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mer 23 Juin - 15:51

Pour la première fois de sa vie, Cléo comprit ce qu'était la tendresse, l'amitié, et le réconfort. Sérrée ainsi contre le torse de son compagnon, elle n'avait désormais plus peur, mais ses larmes coulaient toujours elles, depuis le temps qu'elle les retenait. L'étreinte d'Orion était vraie, sincère, forte, et cela ne dérangeait aucunement la jeune vampire qui, blottit contre lui comme un enfant s'autorisait à être elle-même. Une jeune fille à l'esprit torturé par les drogues, qui avait vécu trop de choses lourdes pour son âge et surtout extrêmement sensible et paumée. Elle le sentit desserrait un peu son étreinte, mais même si elle étouffait un peu dans ses bras, elle aurait pu rester ainsi des heures. Jamais les deux compagnons n'avaient eu une pareille promiscuité, elle pouvait sentir son souffle, imbibé de tabac, son odeur, voir chaque détail de ses iris planté dans les siens. C 'était là qu'elle comprit qu'il ne lui ferait jamais de mal, qu'il tenait à elle et ne voulait pas la laisser tomber lui. C'était tellement difficile pour elle que quelqu'un reste avec elle autrement que par intérêt. Bouleversant même. Mais tellement agréable. Un sentiment de bien-être l'envahissait peu à peu même si les larmes étaient encore là. Comme une éponge il absorbait la douleur ancrée en elle.

_Pleure pas ma beauté, pleure pas...


Cléo sentait la main d'Orion dans ses cheveux, il était plus proche qu'un ami, mais cela n'était pas gênant car elle avait entièrement confiance en lui, se perdant totalement. Ils étaient en véritable communion.

_C'est terminé, tout ça. Aujourd'hui, t'as tout à ta disposition pour prendre ta revanche. Et sache que je suis prêt à tout pour t'aider Cléo, à tout...

Cléo ferma les yeux, si seulement il disait vrai, elle donnerait tout pour que ce qu'il dise se réalise. Mais sa vie avait été tellement dissolue, tellement violente, brusque, ne la laissant jamais vivre des moments de réflexion. Comment cela pourrait-il changer ? Il fallait qu'elle se sèvre. Qu'elle arrête tout. Cela serait très difficile elle s'en doutait.

_De quoi as-tu envie, présentement ? Veux-tu marcher, manger, boire, fumer ? Dis-moi ce que tu veux, et nous le ferons.


Lui laissant un peu d'espace pour qu'elle reprenne ses esprits et son corps, Cléo, se redressa un peu, restant toujours proche de son compagnon, un peu déboussolée. Elle s'essuya les yeux d'un revers de main, pour ne pas trop ressembler à un clown triste et le regarda. Il était si doux avec elle, et dans son regard elle ne voyait que des bonnes choses à son égard. De quoi elle avait envie ? Après ce moment qu'il lui avait offert, rien ne pourrait lui faire plus plaisir. Sentir quelqu'un d'aussi intéressée par elle, d'aussi proche, c'était tellement rare. Les larmes ne coulaient presque plus, et elle essaya de reprendre ses esprits doucement. La nuit était quasiment tombée maintenant, mais la pleine lune était si intense que le noir n'était pas dérangeant tant qu'elle voyait toujours le visage d'Orion qui la rassurait. D'une petite voix affaiblie, elle lui répondit, serrant ses doigts qu'elles avaient entrelacés à ceux d'Orion :

    « Il y a bien une chose... »


Elle se rassie maintenant et en prenant appuie sur l'épaule d'Orion se tint debout. Certes ses jambes filiformes tremblotaient encore un peu , mais elles la tenait comme même, c'était l'important. Sa main toujours sur son épaule elle se pencha légèrement vers lui et lui dit :


    « Tu m'attends, je reviens tout de suite. »


Un faible sourire s'était peu à peu reformé sur ses lèvres. N'attendant pas vraiment de réponse, elle s'enfonça dans la nuit et vers l'internat, d'une démarche peu assurée, les bras croisés sur sa poitrine. Elle voulait juste chercher ses dernières bouteilles, pour qu'ils puissent passer un moment agréable ensemble, ne restant pas sur quelque chose de douloureux. Même si rien au monde ne lui ferait oublier ce moment privilégié qu'elle venait de passer avec Orion. Boire puis dire des bêtises, tout ce qui leur passeraient par la tête, et enfin s'endormant au petit matin l'un à coté de l'autre, peut-être soul, mais bienheureux. Cléo espérait juste qu'Orion soit d'accord pour ça et ne lui interdisse pas de boire. Après tout il avait bien dit qu'il ferait ce qu'elle voudrait. Boire ses dernières bouteilles de vodka avec lui serait comme en quelque sorte marquer ensemble la fin d'une ère et le recommencement d'autre chose.
Elle comptait aussi mettre le feu à sa malle, celle qui contenait toutes les drogues. Faire une croix sur le passé. Au bout de dix minutes, elle revint dans le parc, et apercevant la silhouette plutôt massive d'Orion, accéléra l'allure, n'aimant pas le faire attendre trop. Un petit sourire malin aux lèvres, tenant les deux bouteilles d'une main et de l'autre la malle, elle s'assied lourdement à coté de lui. Puis posant en face d'eux la malle et la bouteille elle décréta, d'une voix plus assurée :


    « Je le fais parce que c'est toi. Parce que je veux oublier le passé, essayer de vivre autrement. Et parce que je n'aurais plus la force de le faire un autre jour, que c'est maintenant, là, tout de suite, ensemble... »


Déglutissant difficilement, elle ouvrit la malle, celle-ci était remplie de sachets d'héroïnes, de cocaïne, de joints, de petites pilules de toutes sortes.

    « Je te présente ma cachette érotique. »


Elle eut un petit sourire en disant cela, son teint reprenait des couleurs, certes vampiriques mais moins blafarde que tout à l'heure. Soupirant elle se tourna vers Orion, et attrapa en se penchant par -dessus lui le briquet qui gisait sur l'herbe. C'était dur pour elle d'y mettre le feu. Mais il le fallait. Elle devait reprendre le contrôle sur sa vie. Elle déboucha une des bouteille de vodka, et imbiba de quelques gouttes les sachets, la malle. Puis elle alluma le briquet et le dirigea vers une bordure de la malle. Celle-ci s'enflamma d'une traite, un peu difficilement au début, puis le feu prit rapidement le dessus. Elle attrapa l'autre bouteille et la tendit à Orion. Elle prit la bouteille quasi pleine en main et observa Orion. Elle reprit sa main dans la sienne, elle tremblait un peu de voir sa malle partir en fumée et préféra concentrer son attention sur Orion. Cela lui faisait peur de se dire que toutes ses drogues ne seraient plus là demain matin.

    « A la fin d'une ère ? Tu en dis quoi ? »


Elle échangea un regard complice avec Orion. Une petite beuverie entre amie, pour fêter la fin de sa vie de droguée. La malle , elle, continuait de flamber tranquillement. Dégageant une odeur peu agréable. Même si elle savait que ça ne serait pas facile au début, que les crises de manque allaient lui empoisonner la vie. Mais avec Orion elle serait capable de tout parce qu'elle savait qu'il serait là pour lui tenir la main si elle ne tenait pas le choc.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Mer 23 Juin - 17:34

    Il y avait une chose. Ravi, il l'observa, tout ouï. Elle se releva, déployant ses longues et fines jambes, tout en s'appuyant mal assurément sur l'épaule droite d'Orion. Elle le pria de patienter quelques instants, chose qu'il accepta évidemment. Il replia ses jambes contre lui, attendant seul dans la nuit noire. Il percevait encore la trace du corps de Cléophée dans l'herbe moelleuse, et jetait par moment de petits coup d'oeil impatients vers l'entrée de l'internat. Il se demandait sérieusement ce qu'elle était allée faire. Il repensa aussi à leur étreinte, qui avait été l'une des plus agréables de sa vie. Il en avait eu un certain nombre, pourtant, mais aucune de plus sincère que celle-là. Il sentait encore le poids de son petit corps léger contre lui, et avait encore une petite partie de son tee-shirt humidifié par les larmes. Après presque une dizaine de minutes, il entendit au loin ses pas. Relevant la tête, il l'a scruta, voyant qu'elle se pressait. Cléo portait une sorte de mallette ainsi que deux bouteilles, visiblement d'alcool. Fronçant les sourcils, il se releva, l'attendant. Lorsqu'elle arriva, elle lui sourit, lui tendant l'un des siphons, qu'il prit sans broncher. Elle se reposa ensuite là où elle était, faisant lourdement tomber au sol sa grosse et mystérieuse malle. Orion s'en approcha, sourcils toujours froncés, très curieux.

    _ Je le fais parce que c'est toi. Parce que je veux oublier le passé, essayer de vivre autrement. Et parce que je n'aurais plus la force de le faire un autre jour, que c'est maintenant, là, tout de suite, ensemble...

    Pour lui ? Mais qu'allait-elle faire pour lui, qui changerait apparemment sa vie ? Surpris, il observa son amie, qui timidement ouvrit la malle. Orion n'en revint pas, rares furent les fois où il avait vu tant de drogue au cours de ses trois siècles de vie. Héroïne et cocaïne en poudre, joints par centaines, pilules et gélules de toute sorte, et même un peu d'opium. Les yeux du vampire avaient doublé de taille tant il était surpris. Mais pourquoi lui montrait-elle cela ? Il ne comprit pas sur le moment, mais fut d'une certaine manière touché de son geste. Son regard vacillait entre Cléophée et la mallette, attendant un quelconque geste qui lui en dirait plus sur cette volonté de tout oublier. Alors elle s'exécuta. Elle attrapa l'une des bouteilles, et en vida un peu sur les sachets emplit de poudre. Et c'est là qu'il comprit. Elle allait tout brûler, tout faire disparaître. Son pas était mal assuré, ses gestes tremblotants, et dans ses yeux étaient présents quelques pointes d'appréhension. Lorsqu'elle attrapa le briquet, Orion se permit de susurrer quelques mots, pas certains que sous le feu de l'action, elle puisse l'entendre : "Ne te sens pas obligée.". Sans prendre la peine de prendre en compte ses paroles, elle alluma un coin de la malle, qui fut très rapidement submergée par les flammes. Ils se reculèrent, elle attrapant sa main. Orion voyait bien la peur présente dans le regard de sa seconde, l'anxiété, le fait de réaliser qu'à partir de maintenant, toute son existence allait se voir chamboulée. Elle était partie pour recommencer sa vie, et il se sentait flatté d'en être la cause. Elle évoqua ensuite le fait que ce moment était la fin d'une ère. Il ouvrit une bouteille, échangea un regard complice avec son amie, et trinqua joyeusement avec elle. Tout en contemplant le spectacle qui s'offrait à eux, Orion prit une gorgée, qui à vrai dire n'en était pas vraiment une. Etant habitué à souvent boire, ses premières lampées étaient toujours énormes, il avalait quart par quart de la bouteille.

    _Que puis-je faire d'autre que te féliciter ?

    Il déposa un baiser sur son front, reprenant une gorgée. La malle dégageait une odeur assez particulière, très chimique. Elle aurait même pu être toxique pour un humain. Mais ça, ils n'avaient pas à s'en soucier. Il observa machinalement sa bouteille, réalisant que pour lui aujourd'hui la vodka n'était qu'une eau aromatisée. Il soupira. C'était la seule chose qu'il regrettait de sa vie mortelle : l'ivresse. En tant que vampire, il n'était emporté par les buées de la boisson qu'une dizaine de minutes tout au plus. Alors il buvait vite, pour ressentir plus vite et plus longtemps les effets de la débauche. Il n'était pas contre le fait que Cléophée boive; tant qu'elle le fasse avec lui. Désormais, Orion souhaitait que toutes choses qui pourraient être nocive pour son amie se fassent en sa compagnie. Il se sentait désormais comme son protecteur, ou quelque chose comme ça. Ainsi, si elle devait se faire du mal, ça serait avec lui, et donc avec son accord. Enfin... il ne tenait pas non plus à se poster comme un père ou comme un grand frère, pour elle. Simplement qu'une confiance naturelle certaine s'installe entre eux.

    _Es-tu sûre d'en être capable, Cléophée ? Le sevrage est quelque chose de dur...

    Ses lèvres se pincèrent. Il venait de réaliser que oui, à partir de ce moment, sa compagne serait éternellement en sevrage. Il fallait s'attendre à des crises de colère, de larme, de nerfs, de manque. Elle vomirait sans doute son âme dans les heures qui suive, hurlerait à la mort et chercherait même à s'en prendre à lui. Il ne devait pas la lâcher durant les semaines qui suivraient. Il avait déjà assisté à des situations de manque avec les filles qu'il avait côtoyé dans le passé. Enfin, il pensait que les crises de manque étaient les mêmes chez les mortels ou chez les sang-froid. Sûrement. Si Cléophée avait pu vomir et pleurer, alors elles devaient être semblables. C'était étrange.

    _Tu vas rester à mes côtés jusqu'à ce que tu sois purifiée de toute cette merde. Nous passerons chaque seconde, chaque minutes ensemble. Je ne peux te laisser seule en sachant que tu seras en pleine désintoxication, et que je suis la seule personne ici qui te connaisse vraiment. Tu acceptes mon aide, pas vrai ?

    Il resserra l'étreinte de leur main, reprenant au passage une grosse gorgée de vodka. La bouteille arrivait déjà à son terme, alors que celle de Cléo était à peine entamée. Expérience de pochtron vampirique, c'était assez drôle. Il n'avait jamais développé de dépendance à la boisson, mais était cependant minimum cinq fois par semaine ivre mort dans les bars avec Tyler. Mais si il ne buvait pas dans la semaine, alors cela ne le dérangeait pas, et parfois n'y pensait-il même pas.
    Il se rapprocha de sa seconde, contemplant toujours le feu face à eux. Il désépaississait petit à petit, laissant seulement des odeurs de plastique carbonisé et de cuir brûlé. Les poudres, herbes et autres gélules elles avaient visiblement disparu. Orion s'occuperait de jeter les débris à la mer un peu plus tard, afin de tirer un trait définitif sur tout ça. Il était compliqué de se procurer de quelconque drogues dans la région. Ils étaient assez loin des grandes métropoles, et en tant que vampires, ne pouvaient se permettre de rentrer en contact avec des mortels pour s'approvisionner en substances quelconques. Et puis Cléophée ne connaissait pas les rares personnes susceptibles d'être contactée, et comme à partir d'aujourd'hui elle serait tous les jours à ses côtés, il n'avait aucun souci à se faire. Il lui jeta un rapide coup d'oeil, s'assurant qu'elle tenait le coup.

    _On ira balancer tout ça à la flotte, après ?

    Il termina sa bouteille, la jetant à son tour dans les quelques flammes restantes.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Jeu 24 Juin - 16:21

La malle partait en cendres tandis que Cléo contemplait les derniers vestiges de sa vie d'avant partir en fumée, le regard soudainement perplexe.

_Que puis-je faire d'autre que te féliciter ?


Cléo acquiesça doucement, alors qu'Orion déposait un baiser symbolique sur son front pour la féliciter. Se forçant à lui sourire, comme pour le rassurer et lui montrer que tout allait bien, Cléophee but à son tour quelques gorgées de vodka. Sa ne lui faisait pas vraiment grand chose, mais assez pour que sa tête tourne et qu'une douce euphorie commence doucement à la submerger. Même si cette euphorie devait plus être psychologique que réellement physique.


_Es-tu sûre d'en être capable, Cléophée ? Le sevrage est quelque chose de dur...


Si elle en était capable ? Elle-même ne connaissait pas vraiment la réponse. C'était une décision qu'elle avait prise sur coup de tête. Chose qu'elle n'aurait jamais faite un autre jour que celui-ci de toute façon. Elle était obligée de le faire, parce que tout devait changer ; elle ne voulait plus vivre comme une victime de ce paradis superficiel qu'était la drogue. Mais le sevrage à son âge allait être une véritable épreuve et ce ne fut qu'à partir des mots prononcés par Orion qu'elle s'en rendit réellement compte. Et si elle ne tenait pas le choc ? Après tout elle se droguait depuis des années et n'avait pas vécut un seul jour sans prendre ne serait-ce qu'une pilule ou de l'héroïne. Elle ne répondit rien, de toute façon elle n'avait plus le choix et plus de retour en arrière possible.

_Tu vas rester à mes côtés jusqu'à ce que tu sois purifiée de toute cette merde. Nous passerons chaque seconde, chaque minutes ensemble. Je ne peux te laisser seule en sachant que tu seras en pleine désintoxication, et que je suis la seule personne ici qui te connaisse vraiment. Tu acceptes mon aide, pas vrai ?

Elle soupira légèrement, comme par lassitude, pourquoi fallait-il qu'il soit aussi gentil et dévouée avec elle ? Après tout elle allait lui rendre la vie impossible s'il décidait de l'aider dans son sevrage. Elle n'avait pas l'habitude qu'on l'aide et la supporte autant. Seule au moins, elle pourrait être sur de ne blesser ni faire de mal à personne. Et faire du mal à Orion c'était inconcevable, vraiment. Inquiète, Cléo songeait soudain à la possibilité qu'Orion la tue, alors qu'elle était en pleine crise, crise trop violente pour qu'il puisse la calmer autrement. Ses crocs plantés dans sa chair. Cette pensée irréaliste, ne manqua pas de faire frissonner légèrement Cléo qui s'en voulait de penser à cette situation qui était inconcevable. Il ne la tuerait jamais, le lien qui les unissait était trop fort, il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour éviter le pire. Ça cléo en était persuadée et désirait plus que tout au monde que ça soit vrai.


    « Bien sur que je l'accepte Orion...»
elle marqua une pause, et sans pouvoir se retenir, continua sa phrase, en le regardant sans détour d'un air réellement inquiet ...

    « Enfin je ne doute pas en toi hein, mais je vais te rendre la vie impossible tu sais... Et je ne veux pas qu'il arrive quelque chose...Quelque chose que même toi tu ne puisse pas contrôler... Je veux pas t'entrainer dans ma merde. »


Elle continua à boire doucement tandis qu'elle sentait la main de son compagnon se resserrer sur la sienne. Les jours qui venaient allaient être terrible. Pour tirer un trait sur le passé, cette étape était obligatoire, mais Cléo l'avait toujours crainte. Sans Orion elle n'aurait jamais été capable de le faire. C'est là qu'elle remarqua qu'il avait déjà terminé sa bouteille, qu'il jeta allègrement au feu. Cela n'étonna pas vraiment la jeune vampire qui après avoir entendu le récit de la vie d'Orion savait qu'il avait une grande expérience dans ce domaine-là qu'était la pochtronerie. Cette pensée lui arracha sans qu'elle le comprenne vraiment un petit sourire. Demain était un autre jour, la seule chose qu'elle avait à faire maintenant, c'était de se laisser aller et de profiter de la nuit avec son ange gardien. Alors autant en profiter pleinement et s'amuser comme jamais. Elle entendit Orion parler d'aller jeter toutes les cendres à la flotte. Elle acquiesça, ravie de l'idée. Mais elle ne voyait pas trop ou il y avait un cour d'eau pas loin. Encore un endroit que son ainé lui ferait découvrir un jour grâce à sa longue expérience.

L'alcool commençait à faire son effet sur la jeune Cléo qui finit la bouteille d'une traite, la jetant à son tour dans le feu qui était presque éteint... Elle s'approcha d'Orion et lui déposa un baiser sincère sur la joue, en souriant. Elle en profita pour lui glisser un petit « Merci...» à l'oreille. C'était le moins qu'elle puisse lui dire après tout ça. Mais bizarrement, Cléo était plutôt pudique quant à ses sentiments, et à ses mots surtout lorsqu'elle était sincère. La plupart du temps les gens pensaient le contraire sur elle, preuve qu'elle avait toujours portée un masque. Les souvenirs de leur étreinte étaient toujours en elle, et y repensait suffisait à ce qu'elle soit totalement en confiance par rapport à Orion, et la rassurait. La fatigue commençait l'air de rien à venir elle aussi, même si Cléo dormait la plupart du temps le jour, tout les évènements de la journée passée l'avaient crevés moralement et un peu physiquement. Mais elle ne voulait pas rejoindre les bras de Morphée encore. Elle voulait profiter un petit peu de la toute dernière nuit sereine qu'elle passait. Car demain matin, les premiers besoins de drogues allaient se faire sentir et ça n'allait pas être une partie de plaisir de lutter. Elle n'avait sans doute aucune idée de ce qui l'attendait concrètement mais était terrorisée d'avance. Elle se leva d'un coup, comme pour se réveiller et dégageant en arrière sa chevelure emmêlée , en profitant pour humer l'air de rien les dernières vapeurs toxiques qui s'échappaient de la malle. Sa démarche était un peu mal assurée, ses jambes d'allumettes s'emmêlants, ce qui lui fit étouffer un rire. Un sourire fin se dessina peu à peu sur ses lèvres et, les yeux fermés, elle se sentait bien. Les seuls sons qui nuisaient au silence étant ceux des rapaces de nuits et de la nature. Apaisant. Reportant son attention sur Orion, elle le força à se lever, le tirant par les mains, faisant contrepoids avec son propre poids pour le faire lever. Ce qui n'était pas une mince affaire. De la musique plein la tête, la jeune vampire était ailleurs, tenant Orion d'une main, elle voulait connaître le point d'eau ou il voulait balancer la malle. D'un air distrait, elle lui demanda :


    « Pourquoi on n'irait pas jeter tout ça maintenant ? »


Elle lui sourie, d'un sourire franc si emblématique de Cléophee. Et puis elle avait toujours aimé l'eau, qui lui avait d'ailleurs toujours fait faire les pires conneries dans son passé. Évidemment elle allait surement vouloir y plonger toute entière dès qu'elle apercevrait ne serait-ce qu'une once d'eau mais après tout, elle voulait profiter de cette nuit. Nuit qui serait sans nul doute mémorable.








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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Jeu 24 Juin - 18:16

    Il ne doutait pas du fait qu'elle accepterait. Maintenant, le souci serait le suivant : tiendrait-elle le sevrage ? Serait-elle suffisamment forte mentalement ? Il savait très bien que les obstacles seraient nombreux, mais il n'était pas certain de ce qu'il faisait. Lui aussi avait décidé d'aider une junkie sur un coup de tête, et doutait maintenant de sa propre patience. Le problème était que pour tenir, lui aussi avait besoin d'elle. Lullaby et Tyler, ses deux seuls amis proches en dehors de Cléo, se faisaient plutôt discrets ces dernières semaines. Et sans sa nouvelle compagne, Orion retomberait avec facilité dans la solitude. C'était aussi une sorte de sevrage. Pour ne pas retourner en ermitage, il s'infligeait lui même la compagnie d'autrui, jusqu'à y trouver une source de satisfaction, voire de bien-être. Et il avait, une fois de plus, puisé cela chez Cléophée, adorant sa compagnie. Mais peut-être découvrirait-il des points chez elle qui ne lui plairaient pas, qui le repousseraient, même ? Il était perdu, la regardant avec impassibilité. Il ne reviendrait pas sur sa décision, ce n'était pas dans son genre. Il s'était engagé à aider une amie, et il s'y tiendrait. Comme il l'avait pensé, elle évoqua le fait qu'elle allait sans doute lui rendre la vie impossible. Ca, oui, il le savait bien. Il imaginait déjà la petite bouille de sa seconde, rongée par la fureur et le manque, les cheveux ébouriffés et les crocs luisants. Il haussa les épaules, un petit sourire niais sur la face. Finalement, ça pourrait même devenir amusant. Un défi de plus pour Orion Leach.

    _...Je veux pas t'entraîner dans ma merde.

    Il explosa soudainement de rire, se relevant avec elle. La voir user de toute sa force pour parvenir à le soulever venait de lui prouver une chose : elle était loin d'avoir sa force, et rien que grâce à cela, ils repartiraient gagnants de ce combat contre la drogue.

    _Je crois bien que c'est trop tard.

    Ils se sourirent, comme un peu gênés. Il s'accroupit, regroupant les débris, les réunissant au creux de ce qu'il restait de la malle. Avec tout le naturel du monde, il souleva la masse, s'engageant vers les tréfonds sombres des bois. Cléophée le suivait sans crainte, marchant avec calme à ses côtés. Elle semblait comme excitée de quelque chose, comme impatiente. Il fronça les sourcils, en silence, se demandant à quoi pouvait-elle penser. Etait-ce l'idée d'apercevoir l'eau qui la mettait dans tous ses états ? Il comprit soudainement. Elle voudrait sans doute se baigner. Il sourit à cette idée, ses pensées désormais emprisonnées par l'alcool. Après tout, il ne refuserait pas un petit bain de minuit. Le seul petit problème était le fait qu'il ne savait pas par où est-ce que l'on remontait. Il n'y avait qu'une falaise, et les eaux s'écrasant contre un peu plus bas. Mais la côte descendait bien en un point, non ? Et là était le souci; ce point, il était où ? Bof, ils verraient après.

    _On y est.

    Ils venaient de déboucher sur le petit coin de paradis d'Orion. De l'herbe, quelques arbres éparpillés, et la fameuse falaise, donnant une vue splendide sur l'infinité de l'océan. La mer était plutôt calme, le vent semblait lui aussi endormi. Sans attendre, le vampire jeta son paquet à l'eau, sans même regarder le vide. Il se retourna ensuite vers Cléophée, soupirant, de sa nonchalance habituelle. Cet endroit étant devenu habituel pour lui, il ne prenait même plus compte de la beauté du lieu. Pourtant, tout ici était paradisiaque. Regardant chaque point de ce petit berceau, il réalisa soudainement combien toutes ces personnes l'avaient fait changer. Comme si cet espace était significatif de chacune de ses rencontres. Après tout, il venait chaque soir se ressourcer ici-même, ressassant avec lenteur chacun des évènements de sa vie passée, présente, et même future. Il était arrivé à l'internat en étant quelqu'un de froid, de cynique, d'impassible et d'indifférent à tout, dégoûté de chaque être, qu'il soit mort ou vivant. Et puis avec le temps, il s'était sensibilisé à la parole d'autrui, prenant plus en compte les conseils des uns, et analysant même les torts des autres. A partir de ça, il avait décidé de se construire un nouveau lui, un Orion capable d'être sociable, tout en restant lui-même. Et comme dit précédemment, il trouva plus d'une fois satisfaction dans ce petit jeu, qui devint même naturel par moment. Il soupira une fois de plus, étonné de lui-même. Cléophée devait sûrement le voir comme un vaillant sauveur, un petit abruti attendri devant la détresse des autres. Qu'importe. Il retira son tee-shirt, le jetant au sol. Il observa sa compagne un sourire niais collé sur la face, et s'approcha d'elle.

    _A l'eau la grosse !

    Il lui sauta dessus, l'attrapant farouchement. Sans même lui demander son avis, il se jeta dans le vide, atterrissant dans l'eau sans aucune grâce. Elle était plutôt fraîche, mais il ne prenait pas compte de la température. En tant que vampire, cela n'était plus un souci pour lui depuis bien longtemps. Il rabattu ses cheveux en arrière, qui étaient désormais trempés. Cléophée l'était tout aussi, et semblait même quelque peu vexée de la surprise. Bah, lui s'amusait comme un fou, l'ivresse était belle et bien présente. Elle partirait sous peu, alors en profiter tant que possible. De nouveau, il s'approcha de sa compagne, comme désireux d'une étreinte. Il passa sensuellement ses bras autour de sa nuque, et approcha tout doucement son visage du sien, plongeant son regard ténébreux dans celui de sa seconde. Et sans prévenir, il appuya d'un coup sec, la coulant tel un gamin. Il explosa de rire, la cherchant du regard. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas permis un petit bain nocturne; et Dieu ce que cela était plaisant ! Il n'y avait pas un être en vie à des mètres à la ronde, et ils pouvaient faire autant de tapage qu'ils le désiraient. Orion tenait à faire passer à Cléophée la meilleure soirée de sa vie, afin qu'elle se souvienne de ce moment de liberté total, signant la fin de sa vie de droguée. Il voulait qu'elle pense à cette nuit-là tout le long de son sevrage, pour qu'elle réalise combien son existence sans les poudres pouvait être aussi jolie et aussi agréable qu'avec.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Jeu 24 Juin - 19:37

Ouai c'était plutôt sympa comme coin. D'un air un peu shooté, Cléo regardait autour d'elle, vaguement intéressée par ce lieu. C'était magnifique à vrai dire, et elle en esquissa un petit sourire. Puis son regard perdue s'attarda sur Orion qui avait enlevé son tee-shirt. Cela lui fit esquisser un petit sourire, il fallait dire qu'il était plutôt bien foutu, à vrai dire, elle n'avait jamais vu dans sa vie un homme aussi musclé et élancé à la fois. Pour la première fois elle remarqua son coté sexy. En vérité, Orion était plutôt séduisant. Les bras croisés, elle observait la falaise, un peu gêné, ne sachant pas trop si finalement elle voulait se baigner. et même si elle l'aurait voulu, le vide l'en dissuadait un peu. Elle avait toujours eu très peur du vide. Mais ce petit moment de réflexion fut écourté par Orion.

_ A l'eau la grosse !

Elle étouffa un cris, ne s'attendant nullement à une réaction aussi ... vive de la part d'Orion et ne réagissant même pas, se laissa trimballer sans ménagement dans le vide. Durant quelques secondes de bonheur elle sentit son corps voler, libre. A la fois terrifiée et heureuse. Puis l'atterrissage dans l'eau fut brutal et violent, leurs deux poids créant une grosse vague autour d'eux. Cléo remonta à la surface directement, ramenant ses longs cheveux trempés en arrière. Dans un premier temps elle fut vexée, et le regarda d'un œil mauvais. Pas si gentleman que ce qu'il pouvait prétendre.


    « T'es vraiment trop con ! »


Mais lui semblait satisfait de sa petite blague. Pour une fois que même Orion semblait bien, c'était vraiment un moment mémorable. Elle leva les yeux au ciel, alors qu'un petit sourire malicieux s'était formé sur ses lèvres. Elle nagea un peu , mais sa peau ne lui laissait pas avoir froid dans l'eau, bien qu'elle sentait sa fraicheur elle pourrait rester dedans des heures. Bizarre. C'était son premier bain de minuit depuis qu'elle était vampire. Et elle était ravie de passer celui-ci en compagnie d'Orion.

Alors qu'elle se prélassait dans l'eau, elle aperçut Orion venir vers elle, passant ses bras autour de sa nuque. Elle le laissa faire, étonnée qu'il garde un visage aussi impassible avec le regard hagard d'incompréhension et amusé à la fois qu'elle lui lançait. Les effets de l'alcool. Elle-même était ivre ce soir, elle ne réagit donc pas vraiment, mais sans toutefois répondre trop à son étreinte. Juste curieuse. Son regard planté dans le sien, Cléo était à la limite de tomber dans le panneaux et pensa durant deux trois secondes qu'il était sérieux. Mais d'un seul coup il la coula sans crier garde. Évidemment il fallait s'y attendre ! Cléo qui ne pensait à ce moment là qu'à se venger, profita d'être camouflée sous l'eau pour ne pas remonter à la surface et contourna avec aisance Orion dont elle percevait à peine mais suffisamment tout de même la silhouette. Être vampire signifiait aussi une vision quasi parfaite sous l'eau.

Puis remontant d'un coup, Cléo bondit par derrière Orion, accompagnant son geste d'un vrai cris de conquérante et planta ses genoux sur ses épaules, le faisant chavirer et couler presque directement. L'effet de surprise avait marché et ce fut une victoire pour elle. Elle la savourait , riant à gorge déployée, elle ne s'arrêtait plus. Elle en profita pour enlever ses chaussures, sous l'eau, parce qu'avec des dock's ce n'était pas facile de nager. Elle laissa couler celles-ci, car c'était aussi un souvenir de son passé, toutes les choses qui pourraient lui rappeler sa vie d'avant devaient être supprimés. Elle prit appuie sur une pierre et enleva donc aussi sa tunique, gardant juste ses collants et un long débardeur qui couvrait le haut de ses jambes. Celle-ci lui rappelait trop toutes ses nuits de beuveries et de débauches.
Elle continuait de rire doucement, d'un rire un peu hoquetant car elle avait bu la tasse en faisant couler Orion. Étrangement plus de traces de lui justement. Un peu inquiète tout de même, Cléo descendit de son rochet et fit quelques brasses pour rester environ au même endroit.


    « Orion ? »


Elle scrutait partout, perplexe, et s'attendait en même temps à une riposte musclée. Orion n'ayant sans doute pas apprécié de s'être fait couler par une gamine. Gardant toujours un petit sourire en coin, elle arpentait les environs, trouvant des coins de plus en plus jolies. Cléo ne pensait plus à son sevrage, ou même à la drogue. Elle pensait à s'amuser, c'était tout ce qui la tracassait à ce moment précis. Cette nuit ne manquait pas d'actions, et ça lui plaisait. Au moins elle n'avait pas le temps de réfléchir aux choses déprimantes de sa vie.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Jeu 24 Juin - 21:31

    Elle remonta vite à la surface, lui rendant son coup bas. Il sombra sous les eaux à son tour, pas décidé à se laisser faire. Il resta sous les flots, observant les faits et gestes de son amie, comme elle précédemment. Il la vit se déshabiller, retirant chaussures et tunique. Elle n'était pas loin de la nudité, ainsi. Bof, la silhouette squelettique de Cléophée n'avait malheureusement pas grand chose d'appétissant. Orion se chargerait de la remuscler une fois le sevrage achevé. Ca serait l'étape suivante, se débarrasser de toutes traces physiques. Il entendit sa compagne prononcer son nom au loin, ce qui raviva l'excitation du vampire. Elle commençait à s'inquiéter. Il perçut aussi ses différents mouvements de brasses, un peu plus loin, et décida de passer à l'acte. Il s'approcha d'elle dans la plus grande des discrétions, faisant en sorte que l'eau ne braille pas sous ses gesticulations. Lorsqu'il ne fut qu'à quelques mètres de ses jambes remuantes, il les attrapa d'un coup sec, entraînant le corps frêle et durci de la jeune vampire. Ils se retrouvèrent tout deux sous l'eau, Orion affichant un grand sourire gamin. Leurs cheveux mutuels volaient sous l'apesanteur étrange que provoquait l'océan, et quelques bulles d'oxygène s'envolaient vers la surface, innocemment. En tant que Morts, ils n'avaient plus réellement besoin d'air, et pouvaient s'en passer dans ce genre de cas, ce qui donnait à la scène un charme bien plus poétique. Après quelques bonnes et longues secondes de contemplation, Orion se décida à remonter à la surface, remarquant que le vent se levait. Les vagues n'allaient pas tarder non plus à surgir, ce qui était assez embêtant. Bah, ils verraient cela en temps voulu.

    _Avoue ta défaite.

    Il sourit, bêtement, scrutant les traits dégoulinants de son interlocutrice. Son maquillage avait complètement coulé, atteignant petit à petit le bas de son visage. Elle ressemblait à une nymphe, ainsi vue. Comme de fines larmes noires qui s'affalaient sur ses joues, de petites oreilles dépassant de cheveux humides, et un regard humidifié par les aléas de la vie. Personnage intéressant à voir. Cela était propre à Orion, de voir des sous-entendus un peu partout, de se laisser emporter par ses différentes divagations, n'importe quand et avec n'importe quoi. Il attrapa la main de Cléophée, enfin décidé à sortir. Il n'aimait pas se sentir mouillé, et son jean lui collait à la peau, c'était plus que désagréable. Ils nagèrent quelques mètres, avant de trouver une sorte de petit sentier qui semblait mener vers le chemin de l'internat. Il repassa rapidement vers la falaise, où il y récupéra son tee-shirt. Une fois arrivé au niveau de l'entrée du bâtiment, il se retourna vers son interlocutrice, brisant le silence installé durant ces quelques minutes de marche. On aurait pu les suivre; les traces de pas humides avaient parsemé tout le sol, et l'escalier où ils se trouvaient présentement était lui aussi gorgé d'eau. Ils pouvait facilement percevoir les formes de sa compagne; son long débardeur était fermement collé à sa peau, et il parvenait même à discerner ses côtes à travers le tissu.

    _On va se sécher rapidement ?

    Impassible, il pénétra dans le hall, se demandant soudainement si il ne serait pas mieux de rester dans sa chambre à lui. Peut-être que Cléophée ne supporterait pas l'idée de subir son sevrage là où elle s'était droguée pour la dernière fois. A vrai dire, il ne savait pas vraiment. Ne connaissant pas toutes ces histoires de dépendances, il n'était pas certain que ce genre de souvenirs ou de pensées lui seraient nocives d'une quelconque manière.

    _Je monte dans ma chambre. Préfères-tu que je te rejoigne ensuite, ou veux-tu venir ?

    Il s'arrêta au niveau des escaliers principaux, la dévisageant neutrement. Il ne supportait décidément pas ce jean mouillé.

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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Ven 25 Juin - 1:43

Le silence des fonds-marin était si apaisant, si irréel. Cléo y retournerait forcément un jour, avec ou sans Orion c'était une chose sur. Elle aimait ce monde calme sans paroles, sans cris qui regorgeait de vies. Cléo sentait le regard d'Orion sur elle, et réciproquement, elle le regarda donc naturellement. Il était beau comme un dieu ainsi, ses cheveux volants tout autour de sa tête. Puis ils remontèrent à la surface, retrouvant le bruit de la nature.

_Avoue ta défaite.


C'était mal connaitre Cléo de penser qu'elle avouerait un jour sa défaite. Rétorquant d'une voix faussement orgueilleuse elle déclara à cela :

    « Jamais. Je prendrais ma revanche ! »


C'est main dans la main que les deux, trempés jusqu'aux os avancèrent par le chemin escarpé qu'avait trouvé Orion en direction de l'internat. Arrivés à l'intérieur, Cléo perçut le regard d'Orion sur son débardeur, enfin plus particulièrement ce qu'il y avait dessous, c'est à dire de la peau, et des os. Ah et un peu de chair aussi, mais en petite quantité. Elle prétexta une quelconque gêne pour croiser ses bras sur sa poitrine. Mais en vérité, elle s'en fichait pas mal et si elle avait adopté cette posture c'était parce qu'elle sentait que les tremblements liés à la crise de manque arrivaient et que se tenir ainsi les camouflait. A vrai dire c'était presque l'heure ou elle prenait habituellement ses cachetons et sa drogue.

_On va se sécher rapidement ?

Elle se contenta acquiescer d'un mouvement de tête, tout en commençant à monter les marches de l'escalier. Elle avait envie d'une chose : c'était de prendre de la drogue, se sécher, c'était en option.

_Je monte dans ma chambre. Préfères-tu que je te rejoigne ensuite, ou veux-tu venir ?

    « Je passe chercher un ou deux trucs dans ma chambre, et je te rejoins. »


Elle se força à lui faire un petit sourire amicale, puis elle grimpa rapidement les marches, n'attendant pas de réponse. Arrivée au début du couloir, elle se mit à courir, le plus vite qu'elle put jusqu'à sa porte.A peine arrivée dans sa chambre, et après avoir claqué sa porte, Cléo courut vers sa commode ou elle commença à ouvrir fébrilement tout les tiroirs qu'elle jetait ensuite par terre sans ménagement. Paniquée comme jamais elle se murmura à elle-même :

    « Bordel mais elles sont ou ces putains de pilules ... »


Quelle idiote ! Pourquoi avait-elle brulé sa malle. Pendant un instant elle crut même qu'elle allait pouvoir la trouver sous son lit comme d'habitude. Comme si ce qui s'était passé tout à l'heure n'était qu'un mauvais rêve.Prenant sa tête entre ses mains, elle n'en finissait plus de se lamenter intérieurement. Ce qu'elle avait fait allait pour sur la tuer. Elle n'en pouvait plus. Tout était partit en cendre. Absolument tout. Sa vie n'était plus rien sans sa drogue. Son corps réclamait son carburant, c'est à dire la drogue, c'était tout à fait normal. Mais c'était difficile à vivre pour elle, et encore ce n'était que le début. Elle ne préférait même pas imaginer son état demain matin.

Sa crise de tremblements avaient redoublés, et elle n'arrivait plus à se calmer. Jusqu'à ce qu'elle trouve sous son oreiller deux somnifères puissants. Pour un gabarit comme le sien c'était la moitié voir le tiers d'un comprimé qu'il fallait prendre, mais non, sans s'arrêter à cela la jeune vampire avala les deux d'une traite, avec la fin du verre de vodka qui était posé sur sa table de nuit. Enfin calmée, elle se rapprocha du miroir ou elle vit pour la première fois sa figure, décomposée et blafarde, avec un maquillage qui avait plutôt bien coulé. L'eau avait tendue ses traits ce qui lui donnait un visage encore plus maigre et drogué. Elle lava son visage à grande eau, enlevant radicalement les derniers vestiges de crayon ou rouge à lèvre.Puis elle eu envie de prendre une douche. L'eau brulante la détendait. Cela lui fit un bien fou mais dès l'eau coupée, le stress revint, et les tremblements aussi. Elle coiffa ses longs cheveux, les démêlants et les rendant plus lisses sans y passer particulièrement de temps. Elle se foutait de son apparence, là elle n'avait qu'une envie c'était dormir. Envie artificiel qu'elle s'est créé en avalant les somnifères, mais qu'importe, tant qu'Orion n'y voit que du feu. Elle s'affubla de la première chemise de nuit venue, trop grande, lui arrivant aux genoux, elle tombait même un peu sur le coté sur qui avait pour effet de dénuder une de ses épaules. Sans s'en préoccuper plus que ça, elle s'emmitoufla dans un châle en laine, oubliant juste de chausser ses pantoufles. Lorsqu'elle s'en rendit compte elle était au milieu du couloir. Bof, la flemme de revenir dans cette chambre qui ne lui inspirait plus grand chose ; elle fera sans.

Arrivée devant la chambre d'Orion, elle devint un peu plus tendue. Prenant une grande inspiration, elle toqua deux coups contre la porte, préférant ne pas arriver sans prévenir, on ne sait jamais, et puis elle n'aimait pas l'idée d'entrer dans l'intimité des gens. Déjà que dormir dans la chambre de Cléo la gênait, parce qu'il avait sans doute mieux à faire que d'héberger dans son lit une amie junkie en plein sevrage. Resserrant ses bras contre sa poitrine, elle attendit patiemment devant la porte. Dormir lui permettrait d'oublier qu'elle manquait de drogues, et c'était le meilleur moyen qu'elle avait trouvé contre le crises de manque. Seulement il se pourrait qu'Orion hésite à la laisser se bourrer toute la journée de ça. Donc elle ne lui dirait pas. C'était la meilleur chose à faire. Enfin selon elle évidemment.

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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Ven 25 Juin - 2:03

    Un peu insouciant, il l'a laissa s'éloigner, lui voguant mollement jusqu'à sa chambre. Il y découvrit le bordel sans grande surprise, décidant de ranger un peu le tout avant que son amie n'arrive. Il replia les quelques vêtements éparpillés, prit le soin de jeter les bouteilles vides, et replaça méthodiquement les différents livres disposés aux quatre coins de la pièce. Il se permit même de prendre une douche, brève et tiède. Ne l'entendant pas arriver, il refit soigneusement son lit, et se peigna les cheveux, par automatisme. Cléophée était réellement longue. Orion se demanda soudainement si... avait-elle vraiment tout mis à brûler ? Il avait appris une chose, que ce soit grâce à son expérience ou au bouquin : quand il s'agit de la drogue, ne jamais faire confiance à une junkie. Il soupira, exaspéré de sa propre bêtise. De toute façon, si elle débarquait défoncée, il le remarquerait forcément. Le visage de sa compagne était des plus expressifs, et il ne pourrait passer à côté de ce petit détail. C'était impossible. Après quelques minutes à se maudire, il entendit quelques pas feutrés s'approcher, suivis de deux coups contre sa porte. D'un bond, il l'ouvrit, découvrant Cléophée emmitouflée dans un gros gilet de laine. Sa tête était baissée; ainsi il ne pouvait voir ses pupilles. Sourcils froncés, il la fit entrer, suivant chacun de ses faits et gestes du regard. Il s'approcha d'elle, plaçant l'une de ses mains autour du menton de la jeune vampire, inspectant ses yeux avec soin. Les pupilles n'étaient pas dilatées, mais les paupières bien basses. Aurait-elle repris une pilule ? Un médicament, quelque chose comme ça ? Elle avait forcément ingurgité quelque chose.

    _Cléo... qu'est-ce que tu as pris ?

    Il la voyait flancher au fur et à mesure que les secondes passait, et remarquait parfaitement que ses gestes n'étaient pas réellement libres. C'était la première vampire qui semblait avoir besoin de sommeil. Orion l'entraîna vers son lit, où il l'assit avec délicatesse, la regardant avec incrédulité. Qu'allait-il pouvoir faire, pour l'empêcher de s'échapper ? Peut-être sa chambre regorgeait-elle encore de gélules, pilules ou autres sachets de poudre ? Il ne pourrait la surveiller indéfiniment. Décidant de prendre des mesures radicale, il attrapa la clé de sa propre chambre, les enfermant tout deux à l'intérieur. Il retourna ensuite s'assoir aux côtés de son amie, et passa un bras autour de ses épaules, l'air las. Il avait même l'impression qu'elle était tremblotante, et que cela augmentait de secondes en secondes. Les crises commençaient.

    _Je... essaye de dormir. Peut-être que ça te soulagera.

    Les lèvres pincées, il se releva, l'allongeant sur l'oreiller. Même si cela était inutile, il déplia la couverture, rien que pour le geste et la forme. Elle n'aurait pas froid, mais il se sentait obligé de le faire. Il y avait des années qu'il n'avait pas été confronté à une personne endormie ou en nécessité. Il avait perdu l'habitude, c'était certain. Il se souvenait juste qu'être couvert d'une couette était toujours plus agréable. Assis sur une chaise, il observa Cléophée. Son maquillage avait été nettoyé, et ses cheveux brossés. Ils étaient complètement lisses, et lui collaient le cou. Son visage était entièrement propre, faisant ainsi ressortir avec plus d'évidence les séquelles de toutes ses erreurs. Ses joues étaient creuses et ses cernes si violacées que même un mort n'en arrive pas à ce stade là. Ses lèvres étaient gercées, et Orion parvenait même à percevoir une pointe de jaune dans les yeux de sa compagne. Elle était totalement atteinte. Il ne pouvait laisser cela s'aggraver, car il était évident que les poudres pouvaient arriver à bout de n'importe qui, et même d'un vampire. Il fallait toujours se méfier des inventions mutilantes des humains; elles sont parfois bien plus redoutables qu'elles n'y paraissent. Et la jeune vampire qu'avait Orion devant lui en était une excellente preuve. Perdue, meurtrie, abattue, défigurée. Soupirant, il se perdit une fois de plus dans ses pensées. A quoi ressemblerait-elle, sobre et vivante ? Il l'imagina soudain musclée, les dents blanches et les yeux pétillants. Ses cheveux auraient été plus courts, et ses cuisses plus épaisses. Dieu qu'elle serait appétissante, vue ainsi.

    _Ah, ma Cléo... j'ai déjà hâte que ça se finisse.

    Il croisa les bras, continuant de la contempler.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Sam 26 Juin - 1:04

Elle sentit au premier regard et abord d'Orion lorsqu' il lui ouvrit la porte, son inquiétude et sa perplexité. Peut-être même s'était-il fait du soucis de ne pas la voir arriver plus vite et de l'avoir laissé seule. Qui sait. Il la regarda, lui soulevant le menton afin d'inspecter ses yeux. Évidemment il ne trouva rien à redire. Elle ne s'était pas droguée, mais voyant que quelque chose clochait tout de même, il lui demanda d'une voix pleine d'incompréhensions :

_Cléo... qu'est-ce que tu as pris ?


S'attendant à cette réponse, la jeune Cléo, vacillante, lança après qu'il l'ait fait asseoir et verrouillé la porte :

    « .J'ai pris des pilules... Des somnifères je crois... »


Sa voix était distraite, quasi rêveuse mais surtout très affaiblie... Pourquoi verrouillait-il la porte d'ailleurs ? Ses sourcils se haussèrent légèrement, après tout dans son état elle ne risquait pas de s'échapper. Il ne lui faisait pas confiance mais elle le comprenait très bien, après tout elle venait bien de prendre des médicaments alors qu'elle lui avait promis qu'elle arrêtait tout. Comment donner sa confiance à une fille qui agissait ainsi ? Elle était déjà partie bien loin dans sa tête et n'était plus apte à contrôler ses mouvements. Ses paupières se fermaient toute seules. Cléo ne devinait la présence d'Orion à ses coté qu'avec le poids qu'elle sentit sur le lit près d'elle et le bras qu'il avait passé autour de ses frêles épaules. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal et paumée à la fois. Endurer tout cela était vraiment dure à vivre pour elle. Continuer à se droguer était nettement plus facile même si ça aurait finie par la tuer. Durant quelques secondes, elle posa sa tête sur l'épaule d'Orion, son seul véritable repère. Elle était vraiment totalement perdue, ne sachant plus vraiment ou elle était, ses idées se brouillaient. Puis, il se leva subitement.

_Je... essaye de dormir. Peut-être que ça te soulagera.


Toujours tremblotante, elle se laissa aller progressivement vers le coté avec l'aide d'Orion qui l'aida à s'allonger et qui déplia une couverture sur elle. Ainsi choyée elle avait l'impression d'être une enfant, humaine qui plus est car la couverture ne servait ici qu'à faire jolie étant donné qu'elle n'en avait aucunement besoin vu qu'elle était vampire. Mais cela la réconfortait un peu de voir le vampire avec autant d'attentions envers elle. Il voulait faire du mieux qu'il pouvait, ça se voyait. Cléo lui lança un regard malgré l'état dans lequel elle était, comme pour le rassurer.

Mais plus les minutes passèrent et plus cette couverture lui donnait l'impression d'étouffer. Elle enfonça un peu plus sa tête dans l'oreiller, s'allongeant à moitié sur le dos, le visage tourné vers le plafond. Sa chevelure lisse était en désordre autour de son visage éteint. Oubliant presque la présence d'Orion. Elle avait peur, réellement peur car les tremblements revenaient encore plus fortement. Son corps réclamait son carburant, sa drogue. De fines gouttelettes de sueurs quasi insignifiantes commencèrent à faire leur apparition sur son front. A vrai dire tout son corps était en ébullition. Elle entre-apercevait Orion, assied sur une chaise près du lit qui l'observait toujours. Il devait sans nul doute s'inquiéter pour elle mais aussi pour lui. Après tout s'occuper d'un sevrage demandait de l'implication et beaucoup de courage, allait-il tenir ? Ce n'était que le début après tout. Cléo ne voulait pas douter d'Orion. Il était la première personne qui avait été là pour elle, alors même en crise de manque, elle s'en souviendrait, elle voulait se souvenirs de tout. C'était la personne qui lui avait promis de l'aider à ce qu'elle se sorte de tout ça, et à ce moment précis, tout les mots qu'ils avaient eu à son égard tournaient en boucle dans sa tête.


_Ah, ma Cléo... j'ai déjà hâte que ça se finisse.



Elle ferma les yeux, incapable de les tenir ouvert plus longtemps. Cléo aussi avait hâte que ça se finisse mais elle n'arrivait désormais plus à aligner deux mots, même ses pensées se mélangeaient et devenaient confuses et incompréhensibles alors bon... Elle attendait que le sommeil vienne la chercher même si elle détestait l'idée de dormir mais là elle n'avait pas vraiment le choix. C'était soit dormir, soit devoir supporter une crise.

Prise d'un coup de chaud soudain qui lui donna de la fièvre, Cléo ôta son châle qu'elle jeta péniblement et négligemment à coté du lit. Elle abaissa par la suite la couverture jusqu'à ses hanches, celle-ci ne faisant que la gêner davantage. Une chaleur inhabituelle pour un vampire la dévorait.. Elle souffrait en silence, la bouche entrouverte laissant apercevoir ses canines. Les poings serrés, son corps se tordait dans des angles étranges elle était secouée de soubresauts incontrôlables. On aurait pu croire qu'elle entrait en transe ou qu'elle était possédée.

Quelques minutes interminables se passèrent et soudainement son visage déformé par la douleur redevint normal, sa bouche se fermant progressivement puis ses traits se détendirent. Presque en paix. Ses membres ,eux ,continuaient de trembler un peu et son front restait parsemé de sueur. Seule la couverture à moitié par terre et à moitié sur le corps de Cléo, un peu désordonnée, trahissait la scène qui venait de se passer. Car son visage endormie, semblait, lui ,complètement paisible. De plus sa position était plutôt normale, les jambes légèrement repliés vers sa poitrine, les bras repliés sur son ventre, les poings enfin desserrés. On aurait pu croire à une banale dormeuse. Cléo avait enfin sombré dans un sommeil éphémère et artificiel. Même si les effets des somnifères étaient violents et rapides sur elle, ils dureront moins que sur un humain c'était certain. Cela présageait tout de même un petit moment de répit non négligeable pour Orion qui devait être plus que fatigué de tout cela.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Sam 26 Juin - 13:30

    C'était ça. Des somnifères. Cela expliquait cette soudaine envie de dormir et ces débuts de tremblements. Il l'observait, toujours quelque peu inquiété, sur sa chaise, à quelques mètres. Dans quoi s'était-il encore engagé ? Certes, il n'aurait pu fermer les yeux plus longtemps sur le désespoir de son amie. Mais pourquoi s'était-il senti obligé d'absolument lui venir en aide ? Après tout, elle n'aurait jamais pu en mourir, elle était déjà morte depuis longtemps. Mais alors, pourquoi ce sentiment obsessionnel de protection ? Cela le rendait presque fou de la contempler tremblotante, la bile au milieu de la gorge et pleine de sueur. Il avait, présentement, juste envie de mettre fin à tout ça, de pouvoir reprendre un bain avec elle, de se laisser rattraper par l'ivresse, ou un truc comme ça. Il ne savait pas combien de temps tout cela allait durer, combien de temps il allait devoir subir du regard la torture qui valsait avec chacun des nerfs de sa compagne. Elle venait de repousser la couverture d'un geste vif de la jambe, avant de se tortiller visiblement de douleur dans tous les sens. Orion se releva d'un coup, quelque peu nerveux. Elle était trempée de sueur, et se tordait dans tous les sens. Il ne savait plus quoi faire. De sa vitesse vampirique, il se rendit à la salle de bain, où il y mouilla d'eau froide un gant. Se précipitant, il nettoya le visage de Cléophée, déposant ensuite le gant sur son front. Elle se calma quelques minutes ensuite, recroquevillée sur elle-même, ses quelques muscles entièrement contractés. Elle semblait endormie. Il replia la couverture aux pieds de la jeune fille, et se rassit, quelque peu perplexe. Ce demi-sommeil allait-il durer encore longtemps ? Il pensa qu'elle devait avoir soif, désormais. Il se releva une fois de plus, et la regarda avec hésitation. Attrapant la clé, il sortit de la pièce, la refermant derrière lui. A toute vitesse il descendit aux cuisines, où il fit réchauffer deux poches de sang. Peut-être qu'un peu de sève humaine tiède lui ferait du bien. Il remonta, pénétra dans la chambre, et perça de ses crocs le bout d'un des sachet. Il s'agenouilla face à Cléophée, posant une main sur sa joue.

    _Ouvre la bouche ma jolie, c'est du sang. Ça apaisera peut-être tes maux.

    Il n'était pas certain de ce qu'il faisait. Et dans le pire des cas, si elle vomissait le liquide, ça ne pourrait être que mieux. Elle évacuerait une fois de plus tous ces déchets de son organisme. Ne voyant que peu de réaction de la part de son amie, il lui ouvrit lui-même la bouche, déversant avec lenteur le sang au creux de son gosier. Il n'y vida pas toute la poche, seulement une petite moitié. Pour vomir ou se sentir mieux, ça serait largement suffisant. Ensuite, par précaution, il ramena un sceau, au cas où tout cela remonterait. Il faillit même trébucher sur le châle de son amie, et aurait pu l'abimer. Nonchalant, il le ramassa, le déposant sur sa chaise. Orion se rassit, contemplant la scène : une vampire tremblotante remplie de sang, encore humide de sueur, un sceau près de sa bouche et un gant sur le front. Les dizaines de minutes qui suivirent se résumèrent à ça : changer l'eau du gant, rajouter toujours un peu plus de sang, débarrasser Cléophée des vêtements qu'elle enlevait, la rassurer d'une caresse, et patienter en silence. Il avait raté son cours de français de deux heures, chose qu'il ne faisait jamais. Il n'allait jamais à aucun cours, mais ne loupait celui-là pour rien au monde. C'était pour sa compagne qu'il l'avait fait, et il était même persuadé qu'il en raterait bien d'autres. Toujours soupirant, il remarqua que les paupières de sa seconde s'étaient légèrement relevées. Orion se releva, s'approchant d'elle avec curiosité. Il avait cependant installé une distance de précaution, au cas où elle voudrait vomir ou qu'elle se sentirait étouffée de sa proximité.

    _Comment te sens-tu, Cléophée ?

    Il lui toucha le front, afin d'inspecter la température du gant. Tiède, étrangement. Il alla le rafraîchir, et le redéposa brièvement sur la peau de son amie. Toute cette scène était vraiment étrange. Il soignait un vampire. Depuis quand les sang-froids avaient-ils besoin d'être soignés ? Debout, il la contempla, sourcils froncés. Il ne se rappelait pas que durant ses premières années de re-vie, il avait été lui aussi confronté à certains des soucis que pouvaient subir les mortels. Cela remontait trop pour que ses souvenirs soient clairs, de toute façon. Cléophée était décidément quelqu'un de très surprenant. Il était certain qu'elle parviendrait à attiser la curiosité d'Orion tout au long de ces longues journées de sevrage. Elle se dévoilerait sûrement de plus en plus, montrerait avec brio ce qu'est que la colère d'un mort, et lui reprocherait tout un tas de chose qui ne lui ferait sûrement pas plaisir. Il se demanda soudainement comment réagirait-il, si elle se montrait trop désagréable avec lui ? Il n'userait jamais de la violence contre elle, c'était un fait. Quoique. Avec Miley, il n'avait pas été loin de le faire. Poussé à bout, Orion est comme tous les autres vampires : sauvage, impulsif et presque mauvais. Il espérait cependant réussir à se tenir en compagnie de Cléophée, car il était évident qu'elle ne contrôlait en rien ses gestes ni même ses paroles. La drogue était une fois de plus créatrice de tout cela, et c'était exactement ce point-ci qu'Orion désirait éradiquer à jamais. Son amie le regardait désormais étrangement, d'une telle manière qu'il se demanda même si un pic de fureur n'allait pas surgir. Bon, il ne le craignait pas, Cléo n'était qu'une fine et petite crevette, mais il appréhendait seulement.

    _Quelque chose ne va pas ?

    Il l'observa avec toujours autant de curiosité, attendant presque que quelque chose se passe. Il l'imaginait lui bondir dessus, cherchant à lui planter ses crocs. Ou bien folle de rage, hurlant en se tenant les côtes. Ou même encore comme possédée, voulant par tous les moyens possibles sortir de la pièce pour avaler l'une de ces toutes petites pilules. Bras croisé, il la dévisageait, patiemment.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Sam 26 Juin - 22:24

Le sommeil léger, Cléo dormait mais ça ne la soulageait finalement pas tant que ça. Au contraire, elle avait l'impression que toutes ses articulations la brulaient. Un moment de blanc total puis elle crut entendre comme de très loin la voix familière d'Orion ainsi qu'une main posée sur sa joue brulante et gelée à la fois.

_Ouvre la bouche ma jolie, c'est du sang. Ça apaisera peut-être tes maux.


Ne répondant plus vraiment de ses gestes, elle ne s'exécuta pas, à demi endormie, elle n'avait jamais vécu cela. Cette impression d'être là et de ne pas être là en même temps. Étrange. Du sang s'écoulait doucement dans sa bouche qui tenait ouverte par la pression des doigts d'Orion, elle essayait de tourner la tête pour que cette tombée de liquide cesse ,mais, n'ayant pas assez de force elle se laissa faire docilement. Un boucan pas possible se fit entendre à coté d'elle, étant donné qu'elle ne se concentrait plus que sur les bruits et sensations, elle sentait tout plus intensément ce qu'il se passait autour d'elle. Orion avait failli chuter. Ses sens s'étaient sur-développés. Elle entendait tout les sons avec une intensité nouvelle. Elle entendit Orion qui semblait à ses petits soins auprès d'elle, ses pas qui allait et venaient sans cesse. Ces petits gestes la rassuraient quelque peu, mais elle n'était pas en état d'ouvrir encore les yeux, même si ses idées devenaient plus clairs, et qu'elle retrouvait peu à peu ses esprits. Elle sentit qu'un gant glacé était posé sur son front, comme pour la débarrasser de sa sueur croissante. Mais comme si la crise de manque faisait une trêve, la sueur avait à peu cessé de s'écouler sur son front, preuve que les efforts d'Orion avaient fini par payer un peu. Ses paupières devinrent moins lourdes et elle commença alors à les ouvrir doucement. Complètement désorientée.

_Comment te sens-tu, Cléophée ?


La voix d'Orion lui paraissait moins lointaine que tout à l'heure, preuve qu'elle avait un peu repris ses esprits. Mais elle avait du mal à remettre ses idées en ordre alors elle se contenta de murmurer doucement par respect pour Orion :

    « Mieux. »


Le sang lui avait redonné des forces. Après tout les crises de manque d'après ce qu'elle en avait entendu parler se faisaient la plupart du temps par palier et heureusement pour elle il y avait parfois des petits moments de répits. Enfin, ses articulations lui faisaient toujours un mal de chien, mais les tremblements avaient cessés progressivement. Elle était dans le brouillard total.

Fixant Orion, elle essayait de se calmer, son visage lui inspirait de la sécurité, elle n'aurait pas su dire pourquoi mais c'était ainsi. Il s'approcha d'elle et changea l'eau du gant pour qu'elle se sente au frais. Jamais personne n'avait été autant aux petits soins pour elle, mais elle n'était pas vraiment en état d'être reconnaissante, essayant juste de garder les yeux ouverts, et de reprendre ses esprits, essayant aussi de se contrôler. Mais soudain, sans vraiment pouvoir l'expliquer, la vision de Cléo devint plus floue. Elle eut comme des sortes d'hallucinations, des meubles qui changeait de couleur dans la pièce, oh pas grand chose, mais assez pour que ça la trouble. Elle le savait ; les hallucinations étaient des choses qui pouvaient arriver lors des crises de manque. Elle reporta son regard sur Orion, le regardant avec un air perplexe qui le fit changer d'expression. Il semblait appréhender quelque chose et avait sans doute raison de s'inquiéter.

_Quelque chose ne va pas ?


Elle avait l'impression d'être en état d'ivresse, c'était vraiment étrange. Même le visage d'Orion lui paraissait différent, changé. Elle ne le reconnaissait plus, comme si c'était un inconnu complet qui se tenait devant elle. Elle ne reconnaissait plus rien autour d'elle et un grand stress commença à l'envahir, ainsi qu'une poussée d'adrénaline. Totalement désorientée, elle se redressa subitement, faisant glisser le gant de son front qui tomba au sol sans qu'elle s'en préoccupe le moins du monde. Elle était assise, droite, son regard sur Orion. Elle devait faire presque peur ainsi, les cheveux en bataille, encadrant un visage dont le regard fixe était souligné de cernes violacés qui ressortaient encore plus du faite des creux au milieu de ses joues. Ses lèvres gercées étaient légèrement entrouvertes laissant dépasser des canines pointues.

    « Vas t-en, laisse-moi !! Dégage, dégage ... !!»


Elle n'en finissait plus de répéter des « dégage » à tout va, lui hurlant dessus comme jamais elle n'avait hurlé sur personne. Tout en hurlant elle s'était levé du lit, évitant de peu de s'étaler par terre à cause du sceau qu'Orion avait posé. Dans une tenue complètement débraillée, elle s'avançait d'un pas quasi titubant vers Orion, ses yeux avait pris une teinte rouge vive. Elle ne pensait plus, laissant faire des mouvements qu'elle ne contrôlait plus, tout ce qu'elle savait c'était qu'elle était folle de rage. Elle jetait des regards haineux à Orion. Puis, essayant de le bluffer, elle courut à toute allure vers la porte en le contournant sans qu'il s'y attende, se jetant sur la poignet. Verrouillée ! La goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle se sentait enfermée, traquée comme une sourie dans un piège. La trêve fut de bien courte durée. Une espèce de voix en elle-même lui disait de craindre ce vampire, lui disait qu'elle ne le connaissait pas, qu'il fallait qu'elle l'attaque. Son dos moite collait à sa chemise de nuit, elle avait si chaud, mais moins que tout à l'heure. Elle aurait voulu l'ôter, mais une voix intérieure, la sienne cette fois, de très loin, lui disait qu'il valait mieux éviter.

S'avançant vers Orion, elle le bouscula, le poussant avec une force comme décuplée par la fureur contre le mur de la seule force de ses mains contre ses épaules .Profitant de la surprise qu'avait eu Orion de la voir aussi forte soudain, elle lui donna un violent coup de poing, l'atteignant à l'œil droit. Sans aucun doute il aurait une marque durant plusieurs jours, elle n'y avait pas été de main morte c'était le cas de le dire. Elle avait envie de le tuer, de lui faire du mal, se contrôlant de moins en moins bien. C'était sa faute si elle ne pouvait pas se droguer, elle ne pouvait le supporter, elle avait tellement envie de prendre sa dose, rien qu'une petite pilule. Elle ferait tout pour en obtenir. Directement après le coup, elle s'époumonait d'une voix tonitruante :

    « Je te déteste, je te déteste !. Passe-moi une putain de pilule, juste une....»


Sa voix devenait de plus en plus désespérée, ainsi que son ton implorant. Elle voulait le voir souffrir d'oser la laisser aussi mal sans obéir à ce qu'elle lui demandait.

Totalement paumée, elle se jeta sur lui sans qu'il ait vraiment eu le temps de riposter à son coup. Le faisant tomber en arrière, ses canines prêtes à transpercer sa gorge. Ainsi sur lui, elle se sentait déjà gagnante de la bataille, et profita d'un Orion désorienté pour commencer à faire pression sur son cou de ses deux mains en se redressant abandonnant l'idée de lui transpercer la gorge. Elle-même ne comprenant avec le recul pas ce qu'elle faisait. Mais elle continuait car c'était plus simple ainsi que de réfléchir et de se contrôler. D'un seul coup elle se laissa tomber mollement sur le ventre d'Orion se prenant la tête dans les mains :

    « Tais-toi !! Tais-toi !!...»


Cette voix dans sa tête. Elle n'en pouvait plus, elle voulait que tout ça cesse elle voulait que la voix dans sa tête se taise. Tremblante comme jamais, elle semblait terrorisée ainsi, mais aussi totalement folle et perdue. Des larmes de fureur coulaient le long de ses joues creuses.



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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Dim 27 Juin - 0:29

    La crise débutait. Soupirant, Orion se prépara mentalement et physiquement à tout ça. Elle se releva d'un coup, droite comme un i, poignardant son interlocuteur du regard avec une impassibilité presque déconcertante. Le gant s'était mollement écrasé contre le draps, royalement ignoré. Elle commençait à hurler contre un Orion quelque peu sonné, ne sachant une fois de plus que faire. Il n'était en rien touché des paroles, sachant très bien qu'elles n'étaient pas sincères. Cléophée lui criait de dégager avec fureur, répétant les mots avec entrain et colère. Et puis tout s'enchaîna. D'un bond sec, elle se dégagea du lit, avança tel un zombie en direction du vampire, laissant transparaitre dans ses iris noirâtres tout le dégoût qu'elle semblait éprouver pour son sauveur. Testant une feinte, elle essaya de s'enfuir, avant de remarquer qu'Orion avait pris le soin de verrouiller la porte une trentaine de minutes auparavant. Comprenant qu'elle était enfermée, Cléo s'énerva de plus en plus, fonçant sur son ami et le plaquant contre le mur. Il soupira, toujours aussi nonchalant, imaginant qu'il serait simple de se dégager. Il n'avait cependant pas prévu que la force de la jeune fille se serait décuplée en un temps record. Il était complètement bloqué entre les très fines paumes de la jeune vampire et le mur de pierre. Ses traits se crispèrent, et automatiquement sa lèvre supérieure remonta, laissant apparaître ses crocs saillants. Il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit que Cléophée avait déjà brandi un poing, le lui collant en plein dans l'oeil. Il rugit, sur la défensive.

    _Je te déteste, je te déteste ! Passe-moi une putain de pilule, juste une...

    Comme essoufflée, elle se recula, hurlant de toutes ses forces. Ce fut cette phrase qui fit réaliser à Orion qu'il n'avait en aucun cas à riposter. Voilà, ce qu'elle voulait. Une pilule. Il se redressa, décontractant ses muscles, et la regardant passivement. Elle n'était qu'une droguée en manque, il ne devait pas s'abaisser à ce genre de choses. Déjà qu'il ne se sentait moralement pas capable de frapper une femme, lever une main sur l'une de ses proches était encore plus inconcevable. Perdu dans ses pensées, il ne fit même pas attention à la concernée, qui reprit de plus belle ses délires. Elle lui sauta une fois de plus dessus, l'immobilisant au sol. Portant ses mains à sa nuque, elle approcha ses crocs du cou d'Orion, les yeux emplis de désespoir et de fureur. Il s'était une fois de plus laissé avoir par ses divagations, et s'était deux fois de suite laissé attraper par une vampire débutante, qui avait quelque chose comme deux siècles de moins que lui. Il ne pouvait se laisser marcher dessus une minute de plus. Cléophée se recroquevilla sur son aîné, marmonnant des ordres indescriptibles. Il profita de cette opportunité pour la calmer en se relevant de sa vitesse surhumaine, laissant la jeune fille s'écraser mollement contre le parquet. Il se déplaça derrière elle, lui attrapant les deux mains avec force. Il la releva ensuite en silence et sans remords, et la coinça brutalement, face contre mur. Là, c'était elle qui était bloquée. Orion approcha sa bouche de l'oreille de son amie, et d'un ton des plus neutres et des plus intimidants, il ne prononça que quelques mots :

    _Tu te calmes ou je te ligote.

    Maintenant qu'il avait comprit à qui et à quoi il avait à faire, il ne se laisserait plus faire. Hors de question qu'une droguée de deux ans à peine n'ose tâcher sa notoriété de doyen. Il ne se laisserait plus attendrir, ne rêverait plus alors qu'elle était en plein mouvement, et serait ferme jusqu'à ce que sa situation mentale revienne à la normale. Il appuya un peu plus le poids de son corps contre celui de Cléophée, de telle manière qu'un humain dans ce genre de cas n'aurait presque pu respirer. Il accentua la force de ses mains au point de sentir les articulations de sa compagne commencer à craquer. Là il la lâcha, se déplaçant à l'autre bout de la pièce, sur le mur opposant le lit. Il désigna ce dernier d'un geste ferme de la main, dévisageant son amie. Il valait mieux qu'elle tâche de se calmer quitte à en devenir folle. Il ne voulait plus qu'elle explose de la sorte, même si il y avait de grandes chances qu'elle récidive.

    _Tu reviens t'asseoir ou t'allonger, comme tu veux. Mais tu poses ton cul et tu bouges plus.

    Il avait usé d'une voix dure, catégorique et déterminée, de manière à bien se faire comprendre. L'auréole jaunâtre qui commençait à se former autour de son oeil droit le picotait très légèrement, mais il préférait ne pas y faire attention. Il n'en était pas à ses premières écorchures, et en tant que Mort, la blessure aurait disparu d'ici 24h. Il n'était pas né de la dernière pluie, et n'était plus sensible à toutes ces chochotteries depuis belle lurette. Il dévisagea une fois de plus Cléophée, toujours à l'autre bout de la pièce. Il se sentait minable d'agir ainsi avec son amie, mais ne voyait d'autre solution que la fermeté. Elle le remercierait plus tard. Pour le moment, elle n'avait d'autre solution que de l'écouter. La porte était fermée, et seul lui avait la clé. Pour le moment, elle ne comprenait sûrement pas les raisons d'une telle détermination, mais il tâcherait de le lui expliquer plus tard. Orion était quelqu'un de généralement impassible. Et il ne faisait pas preuve d'un tel dévouement par envie.
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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Dim 27 Juin - 1:54

Il s'était relevé rapidement, faisant stopper à Cléo ses lamentations, celle-ci retombant sur le parquet de la chambre. Il lui tint les deux poignets serrés derrière le dos, et la relevant, la plaqua face contre le mur. Ah qu'elle détestait cela, se faire ainsi malmener sans pouvoir rien faire, sa fureur n'était pas descendu pour autant mais elle avait cessé de brailler et restait silencieuse, un peu prise au dépourvu par la dureté d'Orion soudaine. Parce qu'avant il avait été plutôt impassible face à ses cris, essayant de ne pas faire attention à ses hurlements. La il avait vraiment l'air énervé et cela impressionnait quelque peu Cléo qui ne l'avait jamais vu comme cela.

_Tu te calmes ou je te ligote.

Cléo rugit, hors-d'elle. Elle n'avait pas peur de ce qu'il pouvait lui dire bien que sa voix fut menaçante. Essayant de se libérer de cette étreinte, elle était désespérée car c'est à peine si elle arrivait à bouger ses mains et son corps en général. Position plutôt inconfortable qui lui rappela la supériorité physique d'Orion et son expérience vampirique beaucoup plus conséquente. Elle n'avait plus qu'à attendre qu'il la lâche. Elle sentait le poids d'Orion se presser contre elle, la compressant contre le mur de plus en plus, lui faisant presque mal. Son visage s'écrasant contre le mur de pierre. Puis elle le sentit augmenter la pression de ses mains sur ses poignets. Ses articulations la brulaient tellement il appuyait, et finirent même par craquer. Elle échappa un grognement, alors qu'il l'avait déjà lâché et c'était dirigé à l'autre bout de la pièce. Il lui ordonna ensuite d'une voix sèche et sans détour qui fit se baisser les yeux de Cléo tout en désignant d'un leste mouvement le lit :


_Tu reviens t'asseoir ou t'allonger, comme tu veux. Mais tu poses ton cul et tu bouges plus.


Seulement elle était loin d'écouter ces paroles, bien loin de les prendre en une quelconque considération. Après tout personne ne lui avait jamais dit ce qu'elle avait à faire, alors pourquoi elle changerait d'attitude avec Orion qui était loin d'être son père. Évidemment c'était le sevrage qui était pour environ quatre-vingt-seize pour cent de son attitude mais même en règle générale elle ne se laissait pas marcher sur les pieds.

    « Et pourquoi je te ferais ce plaisir ? Tu vas me faire quoi, hein ? »


Elle le toisa d'un regard de défi emplie d'audace, d'insouciance, et de haine. Tester les limites d'Orion, voir jusqu'où il pourrait aller, que c'était amusant. Mais Cléo savait qu'elle pourrait s'y bruler les ailes. Seulement son état lamentable la maintenait dans ses convictions de rébellion face à toute autorité.La chaleur revenait peu à peu, c'était insupportable l'atmosphère lourde et pesante de cette pièce. Se remettant de son étreinte forcée avec le mur, elle recula de quelque pas, se postant dos contre la fenêtre de la chambre. Par pure esprit de contradiction, elle ne s'assied pas et resta debout malgré le fait que ses jambes continuaient de trembler. Puis elle eu un haut le cœur et se précipita vers le sceau, accroupie, elle vomit tout le sang qu'elle avait ingurgité ainsi qu'évidemment une petite partie de la drogue que son corps contenait. Ce qui ne pouvait être que positif pour son sevrage. Se remettant de ses émotions , elle s'essuya la bouche d'un revers de main, déboussolée, et retourna vers la fenêtre, sa gorge était sèche. Sa tête tournait encore mais ses idées devenaient plus claires et précises. Sans regarder Orion, elle ouvrit la fenêtre, d'un geste rapide se hissa sur le rebord, ses jambes pendantes dans le vide. Elle fit tout cela assez rapidement pour qu'Orion n'ait pu réagir avant.

Humant l'air , les yeux mi-clos, cela lui faisait le plus grand bien. Un fin sourire, le premier depuis longtemps, se dessinait sur ses lèvres, elle était presque en liberté. Il lui fallait juste sauter et elle serait libre. D'un geste vif elle évalua la hauteur et il devait bien y avoir dix mètres de vide. Un peu haut pour sauter même si elle était vampire elle avait toujours eu peur du vide. Elle posa ses mains à plat sur ses cuisses, la tête posée contre l'encadrement droit de la fenêtre.

Elle demeurait paisible en apparence, comme calmée, mais qui sait les apparences sont souvent trompeuses, surtout avec Cléo.

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MessageSujet: Re: That's no reason. [Cleophee/Orion]   Dim 27 Juin - 2:51

    Il leva les yeux au ciel à sa pitoyable tentative de rébellion. Elle agissait en gamine, et ne se rendait pas réellement compte de la bassesse de son comportement. Heureusement qu'elle était influencée par le manque; cela changeait en beaucoup de chose la vision d'Orion sur la situation actuelle. Et la voilà qu'elle vomissait, piétinant toutes ses maigres chances de paraître crédible. Un léger sourire narquois s'était dessiné petit à petit sur le visage du doyen, qui observait avec impassibilité la scène qui se déroulait sous ses yeux. Cléophée rejetait peu à peu tout le sang qu'il lui avait fait avaler précédemment, expulsant en même temps les dernières traces de poudre ou de somnifère. Il flottait maintenant dans l'air une très désagréable odeur de vomi, qui répugnait Orion au plus haut point. Il plissa le nez, se déconcentrant par la même occasion. Sa compagne profita de cette opportunité pour ouvrir la fenêtre, et tenter de s'y échapper. C'est du moins ce qu'il cru. Elle commença par simplement s'asseoir sur le rebord, balançant dangereusement ses jambes dans le vide. Elle faisait mine d'humer l'air, comme si cela l'apaisait d'une quelconque manière. Orion n'y croyait pas. Avant qu'elle ne puisse faire quoique ce soit, il passa simplement un bras autour de la taille de sa compagne, la tirant violemment du seuil. Il grogna, rattrapant de nouveau ses deux mains avec rapidité et fermeté. Elle ne lui laissait plus le choix. D'une main, il attrapa deux de ses ceintures en cuir, et balança sans aucune délicatesse sa compagne sur le lit. De cette même vitesse supérieure à la normale, il l'attacha aux barreaux du lit,lui ligotant pieds et mains, si fort qu'il était impossible qu'elle ne bouge. Il alla ensuite verrouiller la fenêtre, et rapprocha sa chaise du lit, plantant son regard froid dans les yeux délurés de Cléophée.

    _Bon, ma beauté. On va arrêter de rigoler, toi et moi. Tu vas faire quoi, en te jetant par la fenêtre ? Aller sniffer de l'herbe, fumer des feuilles de chênes et boire de l'eau de mer ? T'es à poil, t'as pas de thune, et t'as l'air du diable. Et en plus tu pues le vomi, ma grosse.

    Il soupira, désolé de ce qu'il se passait. Il ne pensait pas en arriver là, mais il le fallait bien. Avec un peu de chance, elle abandonnerait, s'endormirait et se réveillerait d'ici quelques heures, parfaitement sevrée et prête à démarrer une nouvelle vie ? Hm. Non. Il ne fallait pas rêver. Ce n'était pas dans le tempérament de Cléophée. Elle chercherait plutôt par tous les moyens possibles de se débattre, de rompre le cuir, et même de s'attaquer physiquement à Orion. Ensuite elle voudrait s'enfuir, retournerait sa chambre dans l'espoir de trouver une pilule, et serait obligée malgré tout de faire un sevrage car tout a été brûlé quelques heures auparavant. C'était forcément ce qu'il allait se passer, ou quelque chose du genre. Désormais elle était enfermée. Toute issue était bloquée. En engageant un combat de force, elle ne repartirait jamais gagnante. Un verbal serait interminable. Elle n'avait aucune raison de se débattre, tous ses efforts n'allaient que l'épuiser encore plus, et souligner le malaise qui flottait dans la pièce. Les lèvres d'Orion se pincèrent. Et si une fois tout cela terminé, ils ne s'entendaient plus ? Peut-être que leurs disputes et leurs bagarres venaient de mettre fin à leur relation si complice et tactile ? Peut-être ne lui pardonnerait-elle jamais d'avoir osé lui infliger ce type de torture ? Et lui, acceptera t-il de subir quelques heures de plus un aussi mauvais traitement ? Orion avait beau être un tas de muscle, comme elle s'amusait à le dire, cela ne lui empêchait pas d'avoir des limites. Il ferait en sorte de tenir le plus possible, car Cléophée était tout ce qui comptait dans sa vie présentement; mais il craignait d'être excédé. Il se releva, se dirigeant vers son armoire, où il en sortit une bouteille de vieux whisky, qu'il sirotait de temps à autres par simple plaisir du goût. Il était particulièrement fort, et surtout très cher. Debout, il ouvrit la bouteille, en buvant une gorgée.

    _Les pilules, t'oublies. Le whisky, par contre, t'y as le droit. Un peu.

    Il retourna sur sa chaise, attendant une réponse. Peut-être que l'alcool lui changerait les idées ? Bon, elle vomirait le tout sous peu, c'était certain. Mais en attendant, il était probable que cela l'apaise, l'assomme, l'endorme, ou la calme. Quelque chose comme ça. Il avala de nouveau une goulée, mentalement fatigué. Epuisé, même. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas senti lessivé de la sorte. Il menait une vie assez paisible, insouciante et solitaire. Vivre tant de chose en si peu d'heures l'avait comme abattu. Il se sentait vide, déboussolé, presque las. Il s'était battu, s'était vu insulté et avait insulté, avait dû ligoter quelqu'un, l'obliger à vomir, et même bruler de la drogue. Qui faisait ça en si peu de temps ?!

    _Tu me rendras fou, Cléophée. Complètement fou.

    Il se passa une main sur le visage, continuant sur sa lancée d'ivrogne. Il contempla le mur face à lui, avec nonchalance et fatigue. Il savait qu'il ne devrait pas se détendre ainsi, mais il avait l'espoir que sa compagne lui laisserait quelques minutes de répit. Bon, certes, l'attacher avec des ceintures n'avait pas été la meilleure de ses idées, mais elle ne lui avait pas laissé le choix. Il l'avait prévenue, et elle avait préféré n'en faire qu'à sa tête. Il assumerait ses actes en temps voulu, de toute façon. Il doutait fort qu'il lui reste assez d'énergie pour parvenir à rompre un cuir aussi épais, mais Cléophée était pleine de ressource. Là était le problème, d'ailleurs. Si il avait été moins apathique, Orion aurait pu anticiper et contrer tous les actes irréfléchis de son amie en ablactation. Mais il était ainsi. Et il s'en mordrait sûrement les doigts une fois encore.
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